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Devises : 6ème semaine de baisse pour l'euro !

La glissade de l'euro s'est poursuivie cette semaine, sous l'effet d'inquiétudes politiques provenant d'Italie et d'Espagne.

Devises : 6ème semaine de baisse pour l'euro !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro a signé cette semaine sa 6ème baisse hebdomadaire consécutive, mis sous pression par des différentiels de croissance et de taux favorables au dollar américain, mais aussi par les risques d'instabilité politique en Italie et en Espagne en cette fin de semaine.

La devise européenne a fini la semaine à 1,1670$ (-0,48%) vendredi soir, signant un recul de 0,85% en 5 séances, et de 5,5% depuis le 13 avril, il y a 6 semaines.

Si ce repli de l'euro est un facteur positif pour les entreprises exportatrices de la zone euro, et pour la BCE en tant que facteur soutenant l'inflation importée, il traduit aussi un certaine prudence des investisseurs vis-à-vis de la zone euro. D'une part, les marchés s'inquiètent des signes de ralentissement de la croissance économique, notamment en Allemagne, la première puissance de la région. D'autre part, les inquiétudes politiques en Italie, mais aussi en Espagne, ont semé le trouble ces derniers jours.

Vers un dérapage de la dette italienne ?

En Italie, le nouveau président du Conseil (équivalent du Premier ministre), Giuseppe Conte, un professeur de droit sans expérience politique, s'est vu confier la lourde tâche de former un cabinet de coalition entre les deux partis "antisystème" arrivés en tête des législatives de mars dernier, à savoir le parti populiste M5S et celui d'extrême-droite La Ligue.

Leur programme économique commun repose sur un cocktail de mesures de croissance (baisses d'impôts, création d'un revenu de citoyenneté, baisse de l'âge de la retraite...) qui menacent d'alourdir la dette de l'Italie, déjà logée en 2017 à 131,8% de son PIB, le plus haut niveau en Europe après la Grèce. Sur le plan social, le programme prévoit de lutter contre la corruption, l"insécurité et l'immigration.

Le Premier ministre espagnol Rajoy fragilisé par un procès anti-corruption

En Espagne, le Premier Ministre conservateur, Mariano Rajoy, est mis en difficulté. L'opposition socialiste a déposé vendredi une motion de censure contre M. Rajoy, après la condamnation de son parti à l'issue d'un méga-procès pour corruption. Le parti libéral Ciudadanos exige de son côté la tenue d'élections législatives anticipées en Espagne. M. Rajoy a apporté une fin de non-recevoir à cette demande, soulignant qu'aucun membre de son gouvernement n'a été visé par cette condamnation.

Sur le marché obligataire, les taux des obligations italiennes et espagnoles se sont tendus vendredi. Le rendement de l'emprunt italien à 10 ans a atteint un sommet à 2,497%, au plus haut depuis le 20 mars 2017, tandis que son équivalent espagnol a bondi de 6 points de base à 1,44%. Le Bund allemand à 10 ans s'est à l'inverse détendu de 7 pdb, retombant à 0,40% et l'OAT française est revenue à 0,70% (-5 pdb).

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