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Les Cryptomonnaies rechutent, minées par le Japon

Les Cryptomonnaies rechutent, minées par le Japon
Les Cryptomonnaies rechutent, minées par le Japon
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond aura été de très courte durée sur les principales devises digitales, qui retombent donc rapidement ce jour après leur tentative de sursaut de la veille. Le Bitcoin fléchit de 8% sur 24 heures, de retour à 9.067$ selon Coinmarketcap. L'Ethereum abandonne 6% sur une journée et revient à 693$. Le Ripple décroche de 6% à 0,78$. Le Bitcoin Cash dévisse de 10% et le Litecoin de 9%...

Le Japon va proposer une régulation des cryptos au G20

Le Japon devrait demander à ses homologues du G20, la semaine prochaine à Buenos Aires (les 19 et 20 mars), de produire les efforts nécessaires à une meilleure régulation du marché des cryptomonnaies. Il s'agirait notamment, relate l'agence Reuters, de lutter contre le blanchiment d'argent. L'agence de presse cite un responsable gouvernemental local, avant connaissance de la question.

Évidemment, comme le relève ce responsable cité par Reuters, les chances sont minces que les leaders financiers du G20 parviennent rapidement à un accord sur des règles spécifiques aux 'cryptos' et les précisent officiellement. Pour l'heure, les approches sont en effet très différentes selon les pays. Les discussions devraient se concentrer sur des mesures anti-blanchiment et de protection des consommateurs, plutôt que sur l'éventuel impact des devises numériques sur le système bancaire.

Le Groupe d'action financière en action

La Financial Action Task Force (FATF), 'Groupe d'action financière' (GAFI) réunissant 37 pays, basé à Paris, et mis en place par les autorités du G7 pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, va rendre ses conclusions devant le G20. Il devrait ainsi fournir des pistes sur la manière de lutter contre l'usage des cryptomonnaies pour le blanchiment.

Souplesse ou pas ?

L'une des sources de l'agence Reuters croit savoir que les membres du G20 ne désireraient pas appliquer de règles trop strictes... Justement, le Japon craindrait, malgré ce large consensus parmi les acteurs du G20 sur la nécessité de mesures préventives, que certains pays se montrent trop souples. Le Japon, marché précurseur des 'cryptos', confirme donc désormais sa posture "dure" face aux excès potentiels. Le pays a été le premier à se doter d'un système de contrôle du trading de cryptomonnaies, rappelle ainsi Reuters. Néanmoins, le Japon demeure très exposé, comme l'a récemment montré le piratage record de 530 M$ de la plateforme Coincheck. Le Japon entendrait désormais réguler le marché et juguler l'activité illégale, sans étouffer l'innovation dans les crypto-devises et les secteurs 'fintechs'.

France et Allemagne également prêtes à réguler

La France et l'Allemagne devrait aussi être forces de proposition en matière de régulation des devises digitales. En premier lieu, les règles devraient concerner la lutte contre le blanchiment et le financement des activités terroristes, mais aussi la protection des consommateurs, qu'il conviendrait d'informer des risques associés à ces nouveaux actifs digitaux. Enfin, la prévention devrait aussi s'étendre au secteur bancaire.

La Banque de France voit une bulle

La Banque de France a publié la semaine dernière une étude concernant l'émergence du bitcoin et des autres crypto-actifs, adoptant une posture plus que prudente. Les évolutions récentes, ainsi que le développement rapide de ce que la Banque de France qualifie de "bulle spéculative", appellent les régulateurs et superviseurs du système financier à s'interroger sur "une évolution du cadre réglementaire adaptée à l'essor de ces actifs, dans une démarche concertée à l'échelle européenne et internationale". La Banque de France plaide donc pour une action concertée et une régulation globale. Elle estime que les crypto-actifs "ne sont pas des monnaies". Dans son étude, la Banque compare le cours du Bitcoin avec le cours du bulbe de tulipe durant la Tulipomanie du XVIIème (bulle des cours de la tulipe)...

La SEC a déjà prévenu

La Securities & Exchange Commission avait déjà jeté un froid en réaffirmant, la semaine dernière, son intention d'obliger les plateformes de transaction de cryptomonnaies à s'immatriculer auprès de ses services en tant que places de marché. Cela implique que ces sociétés se plient à des règles précises, alors qu'elles opèrent actuellement sans aucune supervision. La SEC durcit donc le ton. Elle s'intéresse également aux ICO, ces émissions de devises numériques, frauduleuses pour certaines.

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