Actualités du Bitcoin et des crypto-monnaies

Le krach du Bitcoin et des 'cryptos' se poursuit, les banques réagissent

Le krach du Bitcoin et des 'cryptos' se poursuit, les banques réagissent
Le krach du Bitcoin et des 'cryptos' se poursuit, les banques réagissent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La chute s'est poursuivie lundi sur les devises digitales. Les craintes liées au durcissement de la régulation et les diverses affaires récentes ont accéléré les ventes sur le marché des cryptomonnaies. Le Bitcoin a plongé de 15% supplémentaires à 6.976$ selon Coinmarketcap, retombant sous les 7.000$, au plus bas depuis près de 3 mois. Il a perdu un tiers de sa valeur depuis sept jours et plus de 60% depuis ses pics historiques récents, inscrits mi-décembre.

L'Ethereum a abandonné lundi 18% à 679$. Sur une semaine, l'Ether plonge de 40%.

Le Ripple a corrigé de 13% à 0,71$ et a dévissé de plus de 43% sur sept jours, alors que la 'crypto' centralisée était pourtant la 'star' de la fin d'année 2017. Le Ripple évoluait encore début janvier sur les 3$ ! Il vient donc de perdre trois quarts de sa valeur en quelques jours.

Le Bitcoin Cash a décroché de 23% à 874$. Le Cardano a chuté de 15,5%, le Stellar de 14% et le Litecoin de 13%. Le NEM, qui a fait parler de lui tout récemment après le piratage record de la plateforme Coincheck, s'est encore effondré de 17% à 0,45$.

Lloyds interdit les achats de Bitcoin par carte de crédit

La Lloyds, craignant une poursuite de la baisse des prix des 'cryptos', vient d'interdire à ses clients d'acheter du Bitcoin ou d'autres devises digitales par carte de crédit. L'interdiction prend effet ce lundi pour les clients de Lloyds Bank, Bank of Scotland, Halifax et MBNA. La décision ne s'applique toutefois pas aux cartes de débit, mais 'seulement' aux 8 millions de clients du groupe disposant de cartes de crédit.

Les banques américaines également prudentes

Lloyds vient ainsi gonfler les rangs des grandes banques ayant opté pour la prudence sur le sujet des crypto-devises. En effet, Citigroup, Bank of America et JP Morgan Chase ont également suspendu les achats de 'cryptos' par carte de crédit. Dès vendredi, Bank of America avait commencé à refuser les transactions par cartes de crédit avec les plateformes connues d'échanges de cryptomonnaies, selon un message dont a pris connaissance l'agence 'Bloomberg'. Samedi, JP Morgan a suivi le mouvement, peu désireuse de supporter les risques liés à ces transactions, dans un contexte de chute générale des 'cryptos'. Enfin, Citigroup a prévenu en fin de semaine dernière qu'elle allait aussi interdire, pour l'heure, ces achats de 'cryptos' par cartes de crédit. La banque étudiera l'évolution du marché, afin d'ajuster éventuellement sa politique.

L'Inde demeure hostile aux 'cryptos'

Arun Jaitley, le Ministre indien des finances, a précisé la semaine dernière, devant le Parlement local, que le gouvernement allait prendre toutes les mesures nécessaires, afin de s'attaquer aux 'crypto-actifs' liés au financement d'activités irrégulières et de retirer les crypto-devises utilisées dans le cadre du système de paiement. Cette intervention a été considérée comme une volonté de l'Inde d'interdire totalement les 'cryptos'.

Facebook se passera des 'pubs' pour crypto-devises

Le réseau social californien Facebook interdit de son côté purement et simplement les publicités faisant la promotion des crypto-devises, des ICO (Initial Coin Offerings - levées de fonds en monnaie numérique) et des options binaires. Selon la compagnie, ces publicités sont en effet fréquemment associées à des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères.

La plateforme Bitfinex inquiète

Les régulateurs américains s'intéressent à deux acteurs des cryptomonnaies, dont les activités posent un certain nombre de questions. L'agence 'Bloomberg' a ainsi révélé il y a quelques jours que Bitfinex et Tether, deux sociétés dirigées par le même directeur général, avaient été assignées par la Commodity Futures Trading Commission.

Bitfinex est un plateforme d'échange de devises digitales, tandis que Tether est l'émetteur de la cryptomonnaie éponyme. Le Tether est la 22ème devise numérique par sa capitalisation, qui s'élève à environ 2,3 milliards de dollars. La 'crypto' Tether est adossée au dollar (sa valeur est stable à 1$). La firme assure posséder assez de billets verts en réserve pour couvrir les 'jetons' en circulation... Certains experts doutent que la société possède réellement ces 2,3 Mds$. Tether a rompu ses liens avec le cabinet d'audit Friedman LLP, qui avait entrepris d'examiner ses comptes.

Ni Tether, ni Bitfinex n'ont communiqué publiquement la localisation de leur siège, les identités de leurs dirigeants ou leurs données financières. La maison mère de Bitfinex, iFinex Inc., est enregistrée aux Iles Vierges britanniques, et se dit basée à Hong Kong...

Le piratage de Coincheck rappelle les risques

La NEM Foundation continue de 'suivre' les NEM dérobés par les 'braqueurs' digitaux de la plateforme d'échange japonaise Coincheck, grâce au système de traçabilité de la blockchain. Cette affaire constituait un piratage record dans le milieu des 'cryptos', les NEM dérobés représentant un montant de 530 millions de dollars au moment du larcin. Selon la 'fondation', les malfaiteurs tenteraient d'opérer des transactions multiples afin d'écouler le butin virtuel. Les voleurs ont essayé de déplacer les unités sur six échanges différents, afin de les revendre.

Le NEM est une cryptomonnaie et une plateforme blockchain lancée début 2015. Cette blockchain est testée par des institutions financières et firmes privées, plus particulièrement en Asie. La crypto-devise NEM a subi un piratage majeur sur la plateforme japonaise Coincheck. 523 millions de 'jetons' ont été dérobés pour un montant totalisant environ 530 millions de dollars (58 milliards de yens) - sur la base des cours 'cotés' au moment du 'casse'. Environ 260.000 utilisateurs de Coincheck auraient été touchés. Coincheck entend les rembourser en totalité.

Coincheck a été vivement critiqué par les autorités japonaises, pour sa faible gouvernance et sa sécurité trop légère. Après ce piratage record, le régulateur financier japonais a promis une inspection générale des plateformes locales d'échange de cryptomonnaies. La FSA (Financial Services Agency) japonaise a demandé à Coincheck d'apporter à ses opérations les améliorations nécessaires. Le régulateur japonais attend de Coincheck un rapport détaillé au sujet du piratage. Les mesures de prévention devront être précisées le 13 février.

L'affaire Coincheck rappelle au Japon le triste souvenir de l'affaire Mt. Gox, plateforme dont l'effondrement en 2014 avait semé le trouble dans le petit monde des 'cryptos'. Mt. Gox, dirigée alors par le Français Mark Karpelès, était... la principale plateforme d'échange de Bitcoin. Au sommet de sa gloire, Mt. Gox représentait jusqu'à 80% du volume total de trading en bitcoins. En février 2014, la plateforme avait mis brutalement un terme à son activité, après la perte de 850.000 bitcoins, qui représentaient à l'époque environ 400 millions de dollars. L''échange' japonais s'était écroulé, insolvable.

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