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Le Bitcoin peut-il anéantir Internet ?

Le Bitcoin peut-il anéantir Internet ?
Le Bitcoin peut-il anéantir Internet ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Bitcoin peut-il détruire Internet ? La BRI (Banque des règlements internationaux), institution financière internationale basée à Bâle et contrôlée par des banques centrales, surnommée 'banque des banques centrales', tacle le BTC et les cryptomonnaies dans une étude analysant les coulisses du 'buzz' des crypo-actifs. La BRI n'est pas tendre avec les devises numériques, jugées pour l'heure très énergivores, instables et bien évidemment risquées, et susceptibles de paralyser l'Internet mondial ! De plus, la BRI ne parvient pas à identifier un problème pouvant éventuellement être résolu par les 'cryptos'. L'institution estime que les régulateurs doivent apporter des réponses permettant d'éviter les abus, tout en autorisant une expérimentation supplémentaire...

La BRI juge dangereux le Bitcoin et ses pairs. L'institution suisse détaille, dans son rapport, les problèmes liés aux 'cryptos' et à leur tentative de démocratisation. Pire, ces devises digitales pourraient même totalement bloquer Internet, à en croire l'étude publiée hier dimanche. Le fait d'utiliser une devise virtuelle telle que le Bitcoin pour les transactions 'retail' mondiales saturerait en effet rapidement la capacité des serveurs informatiques, analyse la BRI. Les superordinateurs tourneraient à plein régime devant une accumulation colossale de données qui, au final, mettrait à genoux Internet, imagine la banque centrale des banques centrales.

La BRI ne croit donc pas à l'utilisation des 'cryptos' comme mode de paiement régulier. Elle évoque évidemment le problème de la volatilité des prix des devises numériques, ainsi que les commissions des transactions ou le piratage. "La confiance peut s'évaporer à tout moment en raison de la fragilité du consensus décentralisé par le biais duquel les transactions sont enregistrées", a-t-elle ajouté. "Cela signifie qu'une cryptomonnaie peut simplement cesser de fonctionner, entraînant une perte de valeur totale", rappelle aussi la BRI.

La Banque juge tout de même que la technologie sous-jacente pourrait se révéler prometteuse dans d'autres applications, par exemple dans la simplification des processus administratifs de règlement des transactions financières. Ces potentielles applications prometteuses doivent toutefois encore être testées...

Les principales cryptomonnaies ont nettement rechuté ces dernières semaines, et restent sous haute pression ce lundi. Le Bitcoin recule de plus de 4% sur une semaine et revient à 6.478$ selon Coinmarketcap, au plus bas de 7 mois. Le Bitcoin a désormais enfoncé très nettement le support technique surveillé des 6.800$. La capitalisation totale de la reine des 'cryptos' retombe ainsi à environ 110 milliards de dollars, pratiquement au plus bas depuis février 2018.

L'Ethereum affiche une correction de 6% sur une semaine à 497$, alors que le Ripple chute de 11% à 0,51$. Le Bitcoin Cash décroche de 10% sur sept jours et l'EOS de 7%.

Le piratage d'une plateforme sud-coréenne, Coinrail, explique en partie l'accélération récente de la baisse. La plateforme d'échange revoit son système après des tentatives d'attaques. Les jetons ATX, NPER et NPXS exposés auraient été gelés, alors que les autres 'cryptos' auraient été placées sur un portefeuille 'à froid' et ainsi protégées. Il faut toutefois constater que cette plateforme est proche de la 100ème position du marché par le volume de transactions, selon Coinmarketcap, ce qui minimise l'impact potentiel du piratage.

Les crypto-devises subissent par ailleurs une enquête de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), qui se penche sur les cas des quatre principales places d'échange de monnaies numériques (Coinbase, Kraken, Bitstamp et ItBit). La CFTC enquête sur de possibles manipulations des prix. Le régulateur de marché demande aux quatre plateformes des données de trading détaillées.

Les quatre 'échanges' visés servent ensemble de base au prix des futures bitcoin proposés par le CME Group. La CFTC s'inquièterait du fait que le CME ne soit pas parvenu à négocier avec les plateformes pour accéder aux données de trading. Les quatre places avaient initialement repoussé les demandes jugées 'intrusives' du CME Group, avant de livrer des informations partielles... La CFTC supervise le CME. Elle lui a accordé fin 2017 l'autorisation de lister les futures sur BTC...

La manipulation sur le marché du Bitcoin et des 'cryptos' fait aussi l'objet d'une enquête criminelle aux États-Unis, comme l'indiquait 'Bloomberg' fin mai. Le Département US de Justice a ouvert une investigation criminelle, étudiant de potentielles manipulations du marché par certains traders. De telles inquiétudes avaient déjà provoqué une interdiction des plateformes d'échange en Chine et une régulation accrue au Japon, ainsi que dans d'autres pays...

Les autorités américaines étudient de possibles pratiques illégales susceptibles d'influer sur les cours des cryptomonnaies. Le 'Spoofing' fait partie de ces méthodes illégales. Il s'agit d'une pratique selon laquelle certains traders bien peu scrupuleux inondent le marché d'ordres fictifs afin de tromper d'autres opérateurs. La pratique du 'Wash Trading', contre laquelle les régulateurs américains avaient déjà lutté des années durant sur les marchés financiers traditionnels, implique un tricheur négociant avec lui-même afin de donner une fausse impression de demande sur le marché et d'attirer d'autres intervenants.

Enfin, les avis de 'gourous' des marchés se suivent et se ressemblent au sujet du Bitcoin et de ses pairs, attaqués il y a quelques semaines par Warren Buffett, Charlie Munger ou Bill Gates. L'investisseur américain Jim Chanos a plus récemment qualifié le Bitcoin de parodie de percée technologique. Chanos, connu pour ses positions de vente à découvert, manifeste donc le plus grand scepticisme devant le Bitcoin et les devises numériques. "Il s'agit simplement d'un jeu de spéculation sur la sécurité, que l'on fait passer pour une percée technologique en matière de politique monétaire", résume le fondateur de Kynikos Associates, dans une interview publiée par l'Institute for New Economic Thinking.

Mais tout n'est peut-être pas perdu pour les 'cryptos', les adeptes attendant beaucoup de la conférence BWC programmée le mois prochain à Atlantic City. Avec plus de 8.000 participants et plus de 120 exposants désormais attendus, la Blockchain World Conference sera "la plus grande conférence jamais organisée dans l'espace crypto", selon ses promoteurs. La Blockchain World Conference, marque mondiale engagée dans la production d'événements crypto, a ainsi annoncé "son énorme succès dans la sécurisation d'un nombre sans précédent d'investisseurs accrédités et d'une liste puissante de conférenciers de renommée mondiale pour la prochaine Blockchain World Conference".

Produite par BWC Events, cette conférence de trois jours se tiendra du 11 au 13 juillet et aura lieu au célèbre Harrah's Resort d'Atlantic City (New Jersey). La Blockchain World Conference rassemble "le panel d'experts en blockchain et crypto le plus impressionnant jamais réuni en un seul événement", affirme BWC Events. "Des experts de l'industrie, scientifiques, analystes, pédagogues et leaders apparaîtront sur scène à l'occasion de cet évènement de l'industrie de la blockchain le plus important et le plus transformateur que le monde ait jamais connu auparavant", s'enthousiasme l'organisateur.

L'événement comportera des présentations, tables rondes, séminaires éducatifs, discours d'acteurs du secteur, événements de réseautage, expositions, et bien plus encore. La conférence sera couronnée par un discours liminaire prononcé par le 'bad boy of blockchain' (le mauvais garçon de la blockchain), le fameux John McAfee, programmateur et homme d'affaires fondateur de McAfee (à l'origine de l'antivirus éponyme) en 1987. Notre homme estime que la conférence sera tout simplement le 'Woodstock des Cryptos'. "Venez si vous le pouvez, ce sera quelque chose que vous pourrez raconter à vos petits-enfants". Le fantasque McAfee est désormais connu comme l'un des plus grands supporters des crypto-devises. McAfee avait même promis en juillet 2017 de manger son sexe sur la télévision nationale, si le Bitcoin n'atteignait pas 500.000$ dans les trois ans. Par la suite, sans doute emporté par sa fougue, McAfee s'est engagé au même festin si le Bitcoin ne parvenait pas à 1.000.000$ avant la fin de l'année 2020.

Des moments de détente seront également proposés tout au long de la conférence de trois jours avec des soirées VIP, sorties de golf, soirées dansantes (...). "Il n'y a tout simplement pas d'autre endroit sur Terre où l'on peut apprendre et recevoir plus qu'à la Blockchain World Conference", commente Alex Falcone, directeur des opérations de la Blockchain World Conference...

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