Actualités du Bitcoin et des crypto-monnaies

Cryptomonnaies en terrain miné, Bitcoin, Ethereum et Ripple décrochent

Cryptomonnaies en terrain miné, Bitcoin, Ethereum et Ripple décrochent
Cryptomonnaies en terrain miné, Bitcoin, Ethereum et Ripple décrochent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Nouveau plongeon sur les 'monnaies digitales' ! La baisse s'est fortement accélérée depuis 24 heures, un vent de panique soufflant visiblement de nouveau sur le marché. Après des avertissements de la Banque de France en début de semaine, c'était au tour de la SEC, autorité américaine de marché, de plomber avant-hier les monnaies numériques. Les craintes de régulation accrue ont donc enfoncé les 'cryptos', qui affichent une semaine particulièrement négative.

Le Bitcoin, fléchit de 7% sur 24 heures et revient désormais à 9.092$ selon Coinmarketcap, après avoir enfoncé hier les 10.000$. Le BTC perd plus de 17% sur la semaine !

L'Ethereum corrige de 5% sur 24 heures et revient à 677$. Il chute de 18% sur une semaine.

Le Ripple, qui avait déjà décroché en début de semaine après le démenti de la plateforme Coinbase concernant un potentiel ajout de la 'crypto' centralisée, perd encore 2% sur 24 heures à 0,78$. Il abandonne 8% sur la semaine.

Le Bitcoin Cash trébuche ce jour de 7%. Le Litecoin perd 1% et le NEO plonge de 6%. Le Cardano dévisse de 11% et le Monero de 13%. Le Stellar retombe sur terre, en recul de 8% sur 24 heures.

L'autorité américaine des marchés financiers veille

La Securities & Exchange Commission a jeté un froid en réaffirmant hier son intention d'obliger les plateformes de transaction de cryptomonnaies à s'immatriculer auprès de ses services en tant que places de marché. Cela implique que ces sociétés se plient à des règles précises, alors qu'elles opèrent actuellement sans aucune supervision. La SEC durcit donc le ton. Elle s'intéresse également aux ICO, ces émissions de devises numériques, frauduleuses pour certaines.

Sanctions au Japon

Dans le même temps, l'agence japonaise des services financiers vient de sanctionner sept plateformes dédiées aux cryptomonnaies, qui ne disposeraient pas de systèmes de contrôle interne appropriés. Deux plateformes, FSHO et Bit Station, seront même privées d'échanges un mois durant !

Nouvelle affaire ?

Binance, une importante plateforme de transaction, a démenti par ailleurs avant-hier avoir été piratée. Certains de ses clients ont toutefois affirmé que leurs "cryptos" avaient disparu de leurs comptes sans leur consentement... Les transactions ont été suspendues temporairement sur Binance, et la direction a annoncé avoir ouvert une enquête sur d'éventuels dysfonctionnements. Cette affaire ravive quoi qu'il en soit les craintes concernant les risques de piratage, après l'affaire encore récente du japonais Coincheck qui s'était fait dérober 526 millions d'unités de la cryptomonnaie NEM...

La Banque de France voit une bulle

La Banque de France a publié cette semaine une note concernant l'émergence du bitcoin et des autres crypto-actifs, adoptant une posture plus que prudente. Les évolutions récentes, ainsi que le développement rapide de ce que la Banque de France qualifie de "bulle spéculative", appellent aujourd'hui les régulateurs et superviseurs du système financier à s'interroger sur "une évolution du cadre réglementaire adaptée à l'essor de ces actifs, dans une démarche concertée à l'échelle européenne et internationale". La Banque de France plaide donc pour une action concertée et une régulation globale. Elle estime que les crypto-actifs "ne sont pas des monnaies".

Agitation du bulbe

Dans son étude, la Banque compare le cours du Bitcoin avec le cours du bulbe de tulipe durant la Tulipomanie du XVIIème (bulle des cours de la tulipe). Les deux graphiques sont sensiblement comparables (période décembre 1634-mai 1637 pour la tulipe ; août 2015-février 2018 pour le Bitcoin). On peut même estimer le 'pic' du Bitcoin encore plus vertigineux que celui de la tulipe précédant la crise.

La convertibilité des crypto-actifs dans différentes monnaies ayant cours légal n'est garantie par aucun organisme centralisé, rappelle la BdF. Les investisseurs ne peuvent récupérer leurs fonds en devises que si d'autres utilisateurs désirent acquérir les mêmes crypto-actifs. De ce fait, le cours d'un crypto-actif "peut à tout moment s'effondrer si les investisseurs voulant dénouer leurs positions ne trouvent pas d'acquéreurs et se retrouvent détenteurs d'actifs illiquides". Dans le cas particulier du Bitcoin, le processus d'émission d'unités, qui est uniquement dépendant d'une puissance de calcul informatique, est plafonné dans le temps. Cette limitation nourrit un phénomène de pénurie qui, face à la forte demande induite principalement pour le motif de spéculation, entraîne de très fortes fluctuations de cours.

Spectre Mt. Gox

Enfin, quatre ans après l'effondrement de la plateforme japonaise Mt. Gox, certains évoquent un impact de ventes potentielles en provenance du cabinet d'un procureur, qui se trouve être l'administrateur judiciaire de cette place d'échange déchue. Ce procureur, Nobuaki Kobayashi, a révélé mercredi qu'il avait vendu pour environ 400 millions de dollars de bitcoins et de bitcoins cash depuis le mois de septembre. Mt. Gox, fondée par le Français Mark Karpelès (désormais poursuivi par la justice japonaise), fut un temps la plus importante plateforme du monde. Elle avait fait faillite de façon retentissante en 2014, après avoir fait état d'un vol de 850.000 bitcoins (qui valaient à l'époque environ 500 M$).

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