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Cambriolée, la plateforme Coincheck promet de rembourser 420 M$ !

Cambriolée, la plateforme Coincheck promet de rembourser 420 M$ !
Cambriolée, la plateforme Coincheck promet de rembourser 420 M$ !

(Boursier.com) — Il s'agit du plus gros braquage jamais mené dans l'univers des cryptomonnaies ! Près de quatre ans après l'effondrement de la plateforme Mt. Gox au Japon, la plateforme Coincheck a annoncé vendredi, toujours au Japon, que 526 millions d'unités de la cryptomonnaie NEM (XEM), représentant environ 400 millions de dollars, lui avaient été subtilisées !

Pendant le week-end, la société a assuré qu'elle allait rembourser à 260.000 clients les NEM d'une valeur de 46,3 milliards de yens (420 M$) qui ont disparu lors de la cyberattaque. Cela équivaut à près de 90% des 58 MdsY d'avoirs en crypto-monnaie NEM basés chez Coincheck... La plateforme a précisé qu'elle puiserait dans ses fonds propres pour financer ce remboursement, mais n'a pas indiqué dans quel délai ses clients retrouveraient leur mise.

Des sanctions administratives, avant un rapport attendu d'ici au 13 février

Lundi, les autorités japonaises ont annoncé des mesures administratives à l'encontre de la plateforme, dénonçant la présence d'importantes failles de sécurité au sein du service en ligne. Le ministre des Finances Taro Aso a déploré le "manque de connaissances de base ou de sens commun" des responsables de la plateforme.

De son côté, l'autorité japonaise des marchés financiers, la FSA, qui s'est saisie du dossier à la veille du week-end, a ordonné à la société d'enquêter sur les causes de l'incident, de répondre aux clients floués "de manière appropriée", de renforcer la gestion des risques et de prendre des mesures de prévention afin d'éviter une nouvelle débâcle. L'entreprise devrait rendre un rapport complet sur la situation d'ici au 13 février.

Le "NEM", 10ème cryptomonnaie par sa capitalisation

L'affaire a des répercussions importantes, dans la mesure où Coincheck est l'une des plus importante plateformes de cryptomonnaies du Japon, et que l'archipel nippon est l'un des pays où l'usage des monnaies numériques est le plus développé. Quant au NEM, il s'agit de la 10ème cryptomonnaie par sa capitalisation, qui totalise environ 8 milliards de dollars, selon le site coinmarketcap.com. A titre de comparaison, la 1ère cryptomonnaie, le bitcoin, "pèse" plus de 186 Mds$.

Le créateur du NEM et président de la NEM.io Foundation, l'homme d'affaires Lon Wong, a déclaré au site cryptonews.com que ce vol n'avait rien à voir avec la technologie qui sous-tend le NEM, et a rejeté toute la responsabilité sur Coincheck. "Nous conseillons aux plateformes d'échange d'utiliser notre contrat intelligent à multiples signatures, qui est l'un des meilleurs actuellement. Coincheck ne l'a pas utilisé et et c'est pour cela que le vol a été rendu possible", a estimé Lon Wong.

Dans la matinée de vendredi, Coincheck avait annoncé avoir suspendu tous les retraits, stoppé toute les transactions sur les "cryptos", sauf sur le bitcoin, et gelé les dépôts en NEM. Le co-fondateur de Coincheck, Yusuke Otsuka, a déclaré vendredi soir, lors d'une conférence de presse organisée à la Bourse de Tokyo, que la compagnie ignorait comment les quelque 500 millions de NEM avaient pu disparaître, ajoutant que ses équipes travaillaient à assurer la sécurité des avoirs de tous les clients.

Les cours des cryptomonnaies résistent tant bien que mal

Vendredi matin, à l'annonce du gel des transactions chez Coincheck, les cours des cryptomonnaies se sont orientées en baisse, mais elles ont repris de la hauteur pendant le week-end avant de rechuter lundi de manière modérée. Lundi soir, le NEM valait 0,94$ (-7,6%) selon le site coinmarketcap.com, alors qu'il était descendu à 0,85$ vendredi soir. Sur la plateforme Bitfinex, le bitcoin cédait lundi soir 5% à 11.250$, le Ripple était stable à 1,28$ et l'Ethereum reculait de 4,6% à 1.172$.

En février 2014, la plateforme Mt. Gox, avait été la première faillite retentissante à frapper les monnaies virtuelles. Fondée par un Français, Mark Karpèles, elle avait subi un vol de quelque 850.000 bitcoins - l'équivalent à l'époque de 480 M$. Ce montant avait toutefois été revu en baisse, Mark Karpelès ayant ensuite affirmé avoir pu "récupérer" 200.000 bitcoins...

Inquiétudes concernant les opérations illicites via les "cryptos"

Plus récemment, la Corée du Sud a nettement durci sa réglementation des cryptomonnaies, après la faillite, en décembre dernier, d'une plateforme locale, Youbit, elle aussi victime de pirates informatiques. La société avait reconnu avoir été la cible de deux cyberattaques en huit mois, imputées à la Corée du Nord. La première de ces attaques avait visé environ 4.000 bitcoins, d'une valeur alors estimée à 5 millions de dollars, représentant près de 40% des actifs de Youbit.

La semaine dernière, lors du forum économique de Davos, l'élite de la finance et de la politique a de nouveau alerté sur les dangers des crypto-monnaies. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a fait part des inquiétudes de Washington quant à une utilisation de tels actifs pour des opérations illicites.

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Sydney et de l'Université de technologie de Sydney, 44% des transactions en Bitcoin seraient associées à des activités illégales ! En outre, 25% des utilisateurs seraient 'mouillés' dans des opérations illégales et/ou criminelles !

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