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Actualités du Bitcoin et des crypto-monnaies

Bourse : ces valeurs qui surfent sur la vague des cryptomonnaies

Bourse : ces valeurs qui surfent sur la vague des cryptomonnaies
Bourse : ces valeurs qui surfent sur la vague des cryptomonnaies
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Il n'y a pas qu'à Wall Street où des sociétés cotées s'envolent en annonçant des développements autour de la technologie "Blockchain" et des cryptomonnaies ! A Paris aussi, trois valeurs bien connues des spéculateurs profitent aussi de la tendance : Archos, Atari et Auplata. Ces trois "penny stocks" pointent régulièrement dans les premières places du palmarès de la place, à la hausse comme à la baisse, avec une volatilité qui fait le bonheur des amateurs de spéculation décomplexée.

Autre dénominateur commun : elles ont toutes les trois connu ces derniers mois une ou plusieurs flambées consécutives à l'annonce d'un projet en relation avec les devises virtuelles, notamment concernant l'émission de jetons (les "tokens") pour Atari et Auplata ou le stockage des cryptos (Bitcoin, Ethereum...) pour Archos. S'agit-il de simples effets d'annonce sans lendemain ? Doit-on au contraire prendre très au sérieux ces plans de développements en anticipant pour ces sociétés de belles perspectives bénéficiaires ? Éléments de réponse...

Atari, un coup d'avance dans la monétisation

Très tôt, le groupe de divertissement interactif a vu l'intérêt de la blockchain et des crypto-devises pour développer son offre et maximiser la monétisation de son portefeuille de droits intellectuels ainsi que de son catalogue.

La société a notamment mis en développement la plateforme de blockchain Atari, qui a pour vocation de donner accès à toute forme de Digital Entertainment, soit un champ d'application très large allant des jeux vidéo, aux films et à la musique, et de permettre aux utilisateurs de valoriser leur temps, efforts et compétences dans ces domaines.

Divers recrutement ont été effectués pour accompagner la montée en puissance de cette plateforme décentralisée. Dernier épisode en date, Anthony Di Iorio a rejoint la structure d'Atari en tant que Honorary Co-founder. Il est l'un des fondateurs de la plateforme Ethereum.

La plateforme blockchain est actuellement développée par Infinty Networks Ltd (Gibraltar). Atari a une participation de 15% au capital et de 17,5% aux résultats d'Infinity Networks Ltd ainsi qu'un droit à royautés.

La plateforme fonctionnera en utilisant une crypto-devise, l'Atari Token. Les modalités de la vente de Tokens seront annoncées dans les prochains mois. L'émission et la vente de Tokens n'ont aucune incidence directe ou indirecte en termes de dilution tant pour Atari que pour ses actionnaires.

Grâce à la licence de blockchain, Atari veut s'assurer des revenus garantis liés à l'utilisation de la plateforme et d'un intéressement lié aux ventes de tokens, la monnaie virtuelle conçue spécifiquement par Atari. Mais ces revenus contribueront uniquement sur les exercices futurs, a précisé le groupe lors de la publication de ses résultats annuels 2017/2018.

A l'avenir, Atari entend développer des applications blockchains supplémentaires, toujours à la croisée de l'Entertainment et du Digital Technology (casino en ligne notamment). Pour ce faire, la société privilégiera les partenariats.

Archos, l'enjeu du stockage

Le spécialiste des périphériques mobiles Archos voit dans les cryptomonnaies un relais de croissance intéressant, complémentaire de sa gamme actuelle. La société vient de lancer le Safe-T mini, son premier portefeuille de stockage hors-ligne de cryptomonnaies fabriqué en France et permettant de protéger ses crypto-actifs.

Annoncé lors du Mobile World Congress de Barcelone en février, l'Archos Safe-T mini permet à son propriétaire d'isoler ses clés cryptographiques pour protéger ses actifs, d'émettre/recevoir un paiement de façon sécurisée, et de vérifier ses comptes en toute sécurité. Dans l'éventualité d'un vol ou d'une perte du Safe-T mini, l'utilisateur peut récupérer ses cryptomonnaies à l'aide d'une clé de récupération de 24 mots.

L'Archos Safe-T mini est compatible avec les logiciels Electrum et MyCrypto. Il supporte plus de 75% de la capitalisation totale du marché des cryptomonnaies, dont le Bitcoin, Bitcoin Cash, Bitcoin Gold, Dash, Litecoin, Ethereum, et les tokens ERC20. Il a été développé par l'équipe R&D d'Archos, et est fabriqué par Eiffage à Béthune, dans le nord de la France.

Pour la société fondée et présidée par Henri Crohas, ce type de portefeuille est la manière la plus efficace de gérer et d'échanger ses crypto-monnaies. " L'Archos Safe-T mini permet de profiter d'une sécurité maximale pour seulement 49,99 euros, payables en Bitcoin", indique Archos. Il est disponible depuis le 17 juillet, dans la boutique Archos et sur Amazon notamment.

Quelles retombées pour le Safe-T mini d'Archos ? Réponse lors du point d'activité du premier semestre du groupe... En cas de succès, nul doute que le fabricant accélérera ses efforts de " R&D " dans le domaine. Archos a d'ores et déjà indiqué qu'il travaille à de nombreux partenariats et qu'il entend réserver des innovations de rupture sur ce segment en 2018.

Auplata, des tokens adossés aux réserves d'or ?

Auplata est le premier producteur d'or français coté en Bourse, détenant le plus important portefeuille d'actifs miniers de Guyane française. Si le métal jaune est le plus ancien et le plus tangible des moyens de paiement, la société entend créer un pont avec les cryptos, qui sont les devises les plus virtuelles qui soient.

Auplata a indiqué en début d'année avoir mandaté le cabinet de conseil et d'ingénierie SOFRECO en vue de concevoir un programme de travaux et d'études pour déterminer la teneur exacte de ses réserves au standard JORC en Guyane Française. Pour financer ce programme, l'entreprise a précisé qu'elle envisageait de lancer une " Initial Coin Offering", sous forme de jetons (dits "tokens") qui pourraient être garantis par une partie de la production future d'or. En d'autres termes, Auplata veut s'essayer à la cryptomonnaie.

"L'idée générale est d'assoir la valeur des "tokens" sur les réserves d'or des permis miniers. Nous détaillerons les mécanismes choisis dans le white paper qui précisera les modalités de l'opération. Ce mécanisme déterminera le mode de comptabilisation", nous indiquait à l'époque Didier Tamagno, PDG d'Auplata, dans une interview.

Le nouveau référentiel introduit par la blockchain, les crypto-monnaies et les jetons numériques ouvre la porte à une nouvelle voie de financement pour les sociétés cotées. L'un des grands avantages d'une levée de fonds par le biais d'une ICO est le plein alignement des intérêts : le financement de l'activité future est assuré sans dilution pour les actionnaires, tout en offrant une sécurité réelle sur les stocks futurs de l'entreprise, estimait à l'époque le PDG d'Auplata, Didier Tamagno. L'idée lui avait été soufflée par Alpha Blue Ocean, qui préparait une opération identique pour le compte de la société Element ASA.

Reste que l'effet d'annonce lié à ces tokens a fait long feu pour Auplata. Sous le poids de la dilution et du retour de papier engendrés par les différents instruments de financement mis en place pour assurer le démarrage de son activité de cyanuration, l'action de la société aurifère a plongé de près de 65% depuis le premier janvier. Tout ce qui brille n'est pas de l'or...

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