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Weidmann juge réaliste une hausse de taux de la BCE mi-2019

Weidmann juge réaliste une hausse de taux de la BCE mi-2019
Crédit photo © Reuters

MANNHEIM, Allemagne (Reuters) - L'hypothèse d'une hausse de taux de la part de la Banque centrale européenne en milieu d'année prochaine demeure réaliste, les inquiétudes sur le ralentissement économique de la zone euro étant exagérées, a déclaré mercredi Jens Weidmann.

Le ralentissement de la croissance et la faiblesse persistante de l'inflation observés au premier trimestre en zone euro alimentent les doutes sur un arrêt des rachats d'actifs de la BCE dès la fin de cette année, comme elle l'envisage pour l'instant, puis sur le rythme d'éventuelles hausses de taux ultérieures.

Le président de la Bundesbank, critique de longue date de la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE, a réitéré son appel en faveur d'une normalisation progressive de la politique de l'institut de Francfort, jugeant que l'inflation de 1,7% attendue en 2020 était conforme à l'objectif de la BCE.

"Certains observateurs voient déjà dans le récent ralentissement économique la preuve d'une fin prochaine de la reprise", a dit Jens Weidmann. "Cependant, je pense que de telles inquiétudes sont exagérées."

Conformément à ce qu'il a déjà déclaré récemment dans d'autres interventions, le président de la Bundesbank a appuyé les prévisions selon lesquelles la BCE va mettre fin à ses rachats d'actifs cette année puis relever ses taux pour la première fois depuis 2011 vers le milieu d'année prochaine.

Il a ajouté que l'exemple de la Réserve fédérale, qui avait détaillé les mesures qu'elle allait prendre et dans quel ordre, était "très utile" pour la BCE.

La Fed avait expliqué qu'elle relèverait ses taux avant de commencer à revendre les actifs achetés dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif. Les analystes financiers s'attendent à ce que la BCE suive la même démarche.

"Le conseil des gouverneurs (de la BCE) n'a jusqu'à présent vu aucune raison de corriger cette anticipation mais il ne s'y est pas engagé", a dit Jens Weidmann.

Il a néanmoins estimé que la BCE n'aurait pas besoin d'attendre plus d'un an entre la fin de ses rachats d'actifs et sa première hausse de taux, contrairement à la Fed, en raison de meilleures conditions économiques dans la zone euro.

(Frank Siebelt; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)


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