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Wall Street termine en ordre dispersé une séance sans relief

Wall Street termine en ordre dispersé une séance sans relief
Crédit photo © Reuters

par Medha Singh et Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en ordre dispersé et sur de faibles écarts vendredi avant un long week-end, la Bourse étant fermée lundi pour le Memorial Day, les gains des valeurs high tech ayant en partie compensé les pertes des pétrolières.

Le Dow Jones a fléchi dans le sillage des valeurs énergétiques et du marché pétrolier, l'Arabie saoudite et la Russie s'étant dites prêtes à assouplir un accord d'encadrement de la production qui a tiré les prix pétroliers à leurs niveaux les plus élevés depuis 2014.

L'indice S&P sectoriel a laissé 2,61%, plus forte perte et de loin des 11 grands indices sectoriels de l'indice S&P, et les 31 valeurs le composant ont pratiquement toutes fini dans le rouge. C'est également son plus fort recul en pourcentage depuis le début février.

Les marchés ont subi cette semaine les vents contraires de la géopolitique, alimentés par les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, ces derniers menaçant en outre d'imposer des droits de douane sur les voitures importées, et sur l'incertiture pesant sur un sommet prévu entre Washington et la Corée du Nord.

Le président américain Donald Trump, qui a annulé jeudi sa rencontre prévue le 12 juin à Singapour avec son homologue nord-coréen Kim Jong-un, entretient cependant le doute.

Vendredi, devant des journalistes, il n'a pas exclu que ce sommet, annulé en raison de "l'hostilité affichée" de Pyongyang, puisse finalement se tenir, peut-être même à la date prévue à l'origine.

L'indice Dow Jones a perdu 58,67 points, soit 0,24%, à 24.753,09 points, dans des échanges peu fournis avant un week-end de trois jours. Le S&P-500 a cédé 6,43 points (0,24%) à 2.721,33 points. Le Nasdaq Composite a gagné 9,43 points (0,13%) à 7.433,85 points grâce notamment au fondeur Broadcom qui a pris 2,67%.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 0,15%, le S&P 0,31% et le Nasdaq 1,08%.

"Il se peut qu'on ne veuille pas avoir des positions ouvertes par-delà le week-end avec autant de choses incertaines", a déclaré Thomas Martin (GlobALT Investments).

Le bond de plus de 20% de Foot Locker - le distributeur de chaussures de sport ayant annoncé un bénéfice trimestriel meilleur que prévu - a soutenu l'indice des valeurs de consommation hors première nécessité, qui se contente toutefois d'un maigre gain de 0,2%.

Le volume a été de l'ordre de 5,8 milliards de titres échangés contre une moyenne de 6,6 milliards les 20 dernières séances.

Le recul du marché pétrolier a profité au dollar, qui affiche un gain de 0,6% sur la semaine face à un panier de devises de référence. Il a atteint en séance un pic de 94,249, au plus haut depuis la mi-novembre.

"Il y a du rebond sur les parités croisées, surtout contre les devises liées aux matières premières", observe Karl Schamotta (Cambridge Global Payments). "Ca soutient vraiment bien le dollar sur une base pondérée".

Le dollar a ainsi gagné 0,75% contre le dollar canadien et 0,37% face au dollar australien.

Il n'a donc pas été ennuyé outre mesure par le recul des rendements des Treasuries. Ces derniers attirent l'investisseur qui n'apprécie pas les signes d'instabilité politique en Europe, en Espagne et en Italie en l'occurence.

Giuseppe Conte, désigné président du Conseil italien, peine à former son gouvernement dans le cadre d'un accord entre la Ligue (extrême-droite) et le Mouvement 5 Etoiles (populiste) alors que les marchés s'inquiètent de la constitution d'un gouvernement eurosceptique dont la politique menacerait les fragiles finances publiques italiennes.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a refusé vendredi d'organiser des élections législatives anticipées, comme le réclamaient le Parti socialiste espagnol (PSOE) et la formation centriste Ciudadanos au lendemain de la condamnation pour corruption de son Parti populaire (PP).

Des éléments techniques expliquent aussi le recul des rendements, après que celui à 10 ans, par exemple, eut atteint la semaine passée un pic de près de sept ans de 3,128%.

Une demande de fin de mois a enfin contribué à soutenir les cours des Treasuries.

(Avec Saqib Iqbal Ahmed et Karen Brettell)


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