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Wall Street prudente avant le sommet Trump-Kim, la Fed et la BCE

Wall Street prudente avant le sommet Trump-Kim, la Fed et la BCE
Crédit photo © Reuters

par Stephen Culp

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a progressé prudemment lundi en attendant de connaître l'issue du sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à l'entame d'une semaine surtout dominée par les réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne (BCE).

L'indice Dow Jones a grignoté 5,78 points (+0,02%), à 25.322,31, après avoir effacé la quasi-totalité de ses maigres gains dans les dernières minutes de la séance. Le Standard & Poor's 500, plus large et principale référence des investisseurs, a pris 2,97 points (+0,11%), à 2.782,00. Le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a progressé de 14,414 points, soit 0,19%, à 7.659,925.

Les investisseurs ont largement ignoré les vives tensions commerciales du week-end au sein du G7, entre les Etats-Unis et leurs traditionnels partenaires. A l'issue d'un sommet à rebondissements, Donald Trump a décidé de retirer la signature américaine du communiqué commun concluant deux jours de négociations tendues, un changement de pied critiqué par les autres pays membres du groupe.

Les yeux sont désormais tournés vers Singapour, où doit se tenir mardi à 01h00 GMT un sommet inédit entre Donald Trump et Kim Jong-un pour tenter de progresser vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne et apaiser un puissant foyer de tensions en Asie.

"Personne ne s'attend à ce que ce sommet débouche sur quoi que ce soit de concret (...) mais si la tonalité est positive ensuite, ce ne sera pas un vent défavorable pour les actions", dit Ken Polcari, directeur chez O'Neil Securities à New York.

Les principaux événements de la semaine pour les marchés auront lieu plus tard, d'abord avec la Fed mardi et mercredi puis la BCE jeudi.

AT&T GRIMPE AVANT LA DÉCISION SUR TIME WARNER

La Fed devrait annoncer mercredi sa deuxième hausse de taux de l'année et préciser ses intentions sur le rythme du resserrement monétaire aux Etats-Unis.

La BCE pourrait pour sa part fournir des indications sur l'arrêt de ses achats d'actifs et préparer les esprits à une première hausse de taux d'ici la mi-2019.

Huit des 11 indices sectoriels ont terminé dans le vert, notamment les télécoms (+0,67%), emmenés par AT&T.

L'opérateur a pris 1,04% à la veille d'une décision de la justice américaine sur son projet d'acquisition du groupe de médias et de divertissement Time Warner (+0,87%) pour 85 milliards de dollars (72 milliards d'euros). "Le marché semble accorder une probabilité de 80/20 à une victoire d'AT&T", dit Craig Moffett, analyste de MoffettNathanson.

Après une semaine difficile, au cours de laquelle il a abandonné 2,5%, Facebook a repris 1,29% et a été le principal soutien du S&P-500. Les analystes de Keybanc ont déclaré que l'application de partage de photos Instagram pourrait être le principal moteur de croissance du groupe.

Tesla s'est adjugé 4,55% à la suite d'un tweet d'Elon Musk, dans lequel le patron emblématique du constructeur de voitures électriques annonce pour le mois d'août une actualisation du logiciel d'aide à la conduite Autopilot le dotant de fonctions d'autonomie complète.

Un analyste ayant requis l'anonymat a aussi observé que Tesla faisait partie de valeurs sur lesquelles existe un volume très important de positions vendeuses et qui ont brillé ce lundi, comme Chipotle (+2,93%), Hertz (+6,29%) ou Avis Budget (+4,15%).

L'EURO MONTE, L'ITALIE RASSURE

La plus forte hausse du jour sur le S&P-500 est à mettre à l'actif de Sempra Energy, qui a bondi de 15,54%. Deux actionnaires, dont le fonds activiste Elliott Management, ont réclamé un remaniement du conseil d'administration et un examen stratégique des actifs du groupe énergétique, qu'ils jugent fortement sous-valorisé.

Le fabricant d'équipements médicaux Boston Scientific s'est aussi illustré avec un gain de 7,42%. Le Wall Street Journal a rapporté que Stryker avait approché son concurrent en vue de son acquisition pour donner naissance à un groupe pesant plus de 110 milliards de dollars en Bourse. Le titre Stryker a en revanche perdu 5,12%, plus forte baisse du S&P-500.

Environ 6,05 milliards d'actions ont été échangées au cours de la séance sur les différents marchés américains contre une moyenne de 6,62 milliards sur les 20 séances précédentes.

Le dollar n'a quasiment pas varié face à un panier de devises de référence mais il a cédé un peu de terrain face à l'euro, qui s'est rapproché de 1,18 dollar. La monnaie européenne a profité des propos jugés rassurants du ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, selon lequel le nouveau gouvernement au pouvoir à Rome n'a aucune intention de faire sortir l'Italie de la zone euro et va se focaliser sur la réduction de la dette.

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts du Trésor américain ont légèrement grimpé en prévision d'un relèvement de taux de la Fed. Le Trésor a en outre procédé à des adjudications de titres à trois ans pour 32 milliards de dollars et de titres à 10 ans pour 22 milliards de dollars. La demande a été forte.

Le rendement à 10 ans des Treasuries est remonté à 2,95%, contre 2,935% vendredi soir.

Du côté du pétrole, le brut léger américain s'est renchéri de 0,55% à 66,10 dollars le baril alors que le Brent n'a pas varié.

(Avec Sruthi Shankar à Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français)


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