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Vers une hausse des émissions de CO² des pays riches en 2018, selon l'AIE

Vers une hausse des émissions de CO² des pays riches en 2018, selon l'AIE
Crédit photo © Reuters

LONDRES (Reuters) - Les émissions de dioxyde de carbone (CO²) des pays riches devraient augmenter légèrement cette année, essentiellement du fait d'un accroissement de la consommation de pétrole et de gaz naturel, a déclaré mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Sur la base des données disponibles, les émissions de CO² liées à la consommation énergétique en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans d'autres économies riches dans la région Asie-Pacifique progresseraient de 0,5% en 2018.

Cette augmentation prévue, si elle se confirme, mettra fin à cinq années de diminution des émissions de CO² dans les pays riches, lit-on dans un communiqué de l'AIE publié mardi.

Les économies des pays émergents devraient émettre elles aussi plus de CO² en 2018 qu'en 2017, a ajouté l'AIE.

La COP24 (conférence des Nations unies sur le climat) s'est ouverte dimanche à Katowice en Pologne et réunit des représentants de 195 pays pour mettre au point les lignes directrices de l'application de l'Accord de Paris, trouvé en 2015 lors de la COP21 pour limiter la hausse des températures de la planète entre 1,5° et 2° Celsius par rapport à leur niveau d'avant l'ère industrielle.

En vertu de l'Accord de Paris, il importe que les émissions mondiales de CO² atteignent rapidement un pic puis entament une baisse rapide, afin que les pays puissent atteindre leurs objectifs en matière de lutte contre le réchauffement.

L'AIE publiera en mars ses chiffres définitifs sur les émissions de CO² pour 2018. Les données actuelles vont dans le sens d'une augmentation cette année, tous pays confondus.

Bien que les énergies renouvelables se développent et que la consommation de charbon recule dans certaines parties du monde, la demande en pétrole et en gaz naturel est en hausse cette année. En outre, un nombre important de centrales à charbon sont encore en chantier.

L'AIE s'attend de ce fait à ce que cela se solde par une hausse des émissions de CO² en 2018, tous pays confondus, après une hausse de 1,6% l'année dernière, qui faisait suite à trois années de stagnation des émissions mondiales de 2014 à 2016.

"Ce changement doit lui aussi servir d'avertissements adressé aux Etats, au moment où leurs représentants sont réunis cette semaine à Katowice", a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE.

"Il faut intensifier les efforts pour encourager davantage les énergies renouvelables, l'efficience énergétique, développer le nucléaire et innover davantage dans des technologies comme la capture de carbone, l'utilisation et le stockage d'hydrogène, par exemple", a-t-il ajouté.

(Nina Chestney; Eric Faye pour le service français)


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