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Vers un service obligatoire d'un mois à 16 ans

Vers un service obligatoire d'un mois à 16 ans

Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Un service national universel (SNU) obligatoire d'environ un mois sera mis en place progressivement à partir de 2019 pour les jeunes d'environ 16 ans, a-t-on appris auprès de l'Elysée.

Cette période pourra être fractionnée, a priori au maximum en deux. L'objectif de brassage de la population à cette occasion pourra supposer un éloignement du cadre familial, a-t-on précisé.

Ces éléments seront débattus lors de concertations qui s'ouvriront début juillet et s'achèveront fin octobre avant des arbitrages de l'exécutif fin 2018.

"L'objectif reste un début de mise en oeuvre en 2019" et celle-ci sera pluriannuelle, "vu l'ampleur du sujet - on parle de 800.000 jeunes", a-t-on déclaré à l'Elysée.

Des reports sont envisagés jusqu'à l'âge de 18 ans.

Cette période d'un mois devra permettre la transmission de savoirs en matières de sécurité civile, de défense, de connaissance des dispositifs d'engagements.

Une seconde phase du SNU, volontaire et d'une durée de trois mois, aurait lieu plutôt entre les âges de 18 et 25 ans et s'appuierait sur les dispositifs existants, militaire et civils.

"L'objectif est qu'à l'issue du quinquennat, 50% d'une classe d'âge puisse être dans un dispositif", a-t-on ajouté.

Le SNU reflètera l'ambition exprimée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle : "D'abord un objectif de cohésion sociale et républicaine", transmettre des savoirs "qui participent à la résilience de la société française" et contribuer à l'émergence d'une "société de l'engagement", a-t-on encore déclaré.

Une communication sur le SNU sera faite mercredi au conseil des ministres.

Il est bien trop tôt pour estimer le coût du SNU, qui dépendra des modalités retenues, a-t-on précisé à l'Elysée.

"A priori, on s'oriente vers, a minima, une période d'un mois autour de l'âge de 16 ans", avait déclaré mardi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur RTL.

"Ensuite, il y a différentes modalités qui vont être mises en place, des gens qui pourront faire des périodes plus longues en fonction de leurs envies."

La deuxième partie du SNU pourrait être effectuée dans le domaine associatif, militaire, civique, ou sanitaire, avait-il ajouté.

Des études ont souligné la difficulté et le coût de ce projet, qui suscite la méfiance des militaires et une levée de boucliers de certaines organisations de jeunesse.

Le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, avait marqué sa volonté "d'éviter que des moyens" destinés aux militaires ne soient "détournés" au profit du SNU.

(Jean-Baptiste Vey et Caroline Pailliez, édité par Emmanuel Jarry)


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