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Consultation

Vers un nouveau plan contre les perturbateurs endocriniens

Vers un nouveau plan contre les perturbateurs endocriniens
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a dévoilé lundi une version provisoire de son nouveau plan de lutte contre les risques liés aux perturbateurs endocriniens, des substances omniprésentes dans la vie quotidienne et soupçonnées de provoquer des maladies graves.

Cette ébauche de la "stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens", censée valoir pour la période 2019-2022, est soumise à une consultation publique jusqu'au 8 février, à la suite de quoi elle devrait être entérinée, avec éventuellement quelques modifications.

Elle remplacera alors la première stratégie du genre, qui avait été adoptée en 2014 pour prévenir les effets néfastes de ces agents chimiques, décelables dans de nombreux produits de la vie courante, notamment les cosmétiques et l'alimentation.

La stratégie actuelle s'est révélée "opportune" mais elle a aussi montré ses limites - moyens et mobilisation insuffisants - selon un rapport de plusieurs institutions officielles, dont l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), publié en février 2018.

Les mesures dévoilées lundi dans un document des ministères de la Transition écologique et de la Santé répondent en partie aux problèmes soulevés dans le rapport de l'an dernier.

Dans sa mouture provisoire, la stratégie prévoit entre autres d'établir d'ici à la fin 2021 une liste de substances "qui peuvent présenter des propriétés de perturbation endocrinienne", sous l'égide de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Le plan met l'accent sur l'information du grand public via une campagne de communication, prévue en 2020, et la mise en ligne d'un site internet, en 2019, mais aussi sur la formation des professionnels de santé et sur la recherche, les mécanismes des perturbateurs endocriniens demeurant encore mal connus.

Les avis recueillis dans le cadre de la consultation publique donneront lieu à une synthèse dans le courant du mois de février, précise-t-on au ministère de la Transition écologique.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)


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©2019 Reuters

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