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Verhofstadt veut se rapprocher de Macron aux européennes, LaRem prudente

Verhofstadt veut se rapprocher de Macron aux européennes, LaRem prudente
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le président du groupe libéral et démocrate au Parlement européen, Guy Verhofstadt, annonce dimanche qu'il veut faire campagne au côté d'Emmanuel Macron aux élections européennes de mai prochain en vue de former un seul groupe politique à l'issue du scrutin?.

Interrogé sur une hypothétique alliance entre LaRem et le groupe ADLE de l'ancien Premier ministre belge, Christophe Castaner, le délégué général de La République en Marche (LaRem) a répondu à Reuters : "Pas du tout, nous ne sommes pas dans une logique d'alliance."

Dans un entretien à Ouest-France, Guy Verhofstad se disait "prêt" à créer une alternative avec le parti présidentiel. "Avec Emmanuel Macron, on n'a pas seulement la même analyse, mais plus ou moins les mêmes propositions. Le discours de la Sorbonne est très largement soutenu chez les partis de l'ADLE. On est prêt à créer avec Macron cette alternative", disait-il.

A la question de savoir si un seul groupe devait réunir le mouvement du chef de l'Etat français et l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE), le libéral belge répondait "oui, c'est évident".

"Ce sera quelque chose de nouveau, un mouvement. Une alternative pro-européenne aux nationalistes. Notre groupe est prêt à y participer dès maintenant, sans attendre", poursuivait-il.

Il préconisait en outre de faire campagne ensemble : "Chaque parti va garder ses symboles, mais on crée un mouvement plus large. L'objectif c'est de créer un groupe décisif dans le futur parlement, un outil pour arrêter la vague nationaliste", dit-il.

L'ADLE réunit 68 députés sur les 751 que compte le Parlement européen.

Le chef de file de La République en Marche, Christophe Castaner, a entamé cet été une tournée européenne à la recherche d'alliés dans d'autres pays de l'UE et il s'est notamment entretenu mardi dernier à Bruxelles avec Guy Verhofstadt.

Ce dernier, interrogé sur une éventuelle tête de liste?d'un mouvement commun, cite d'ailleurs l'avis de Christophe Castaner.

"Castaner parle d'anomalie démocratique si on garde un candidat sans liste transnationale, sans base démocratique. Il n'a pas tort", répond-il à Ouest France.

A neuf mois du scrutin, le président français, qui a accepté d'endosser le rôle de "principal opposant" aux gouvernements nationalistes, pousse en faveur de la constitution d'une plateforme "progressiste" d'ici la fin de l'année.

Il a notamment appelé jeudi le principal parti politique du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE) à clarifier ses positions, estimant qu'il ne pouvait pas être à la fois aux côtés d'Angela Merkel et de Viktor Orban.

(Elizabeth Pineau et Julie Carriat, édité par Nicolas Delame)


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