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Valls réclame une consultation, Mélenchon attaque Royal

Valls réclame une consultation, Mélenchon attaque Royal
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le député Manuel Valls réclame une consultation des militants sur l'avenir du Parti socialiste et le sénateur Jean-Luc Mélenchon accuse Ségolène Royal de vouloir installer une "monarchie permanente" au sein au PS.

"Ce que je n'aime pas, c'est cette façon de faire de la politique en se réclament continuellement d'une rénovation, d'une transparence qu'on ne pratique guère en réalité", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur LCI.

"Car appeler rénovation du PS l'installation d'une espèce de monarchie permanente où une seule personne décide, ce n'est pas pour moi de la rénovation", a-t-il ajouté.

Deux jours après un conseil national du parti marqué par l'absence de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, le sénateur lui a reproché d'avoir renié la semaine dernière plusieurs de ses propositions de campagne, comme le smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures.

"Sous ces mots, se cache une très grande duplicité comme celle qui a pu être observée à partir du smic, des 35 heures", a-t-il dit. "Tout ça n'est pas très correct et on va bientôt s'apercevoir que tout cela peut-être dangereux pour le parti."

Jean-Luc Mélenchon a notamment jugé qu'il n'était "pas convenable du tout" de vouloir abroger les courants qui rendent possible la discussion à l'intérieur du PS depuis tant d'années.

Ségolène Royal a affirmé dimanche que "personne n'est propriétaire du PS" et a attaqué les "éléphants" qui sont "à la tête des courants qui ont été si destructeurs".

Manuel Valls a regretté pour sa part que le conseil national - le "parlement" du parti - ait choisi "l'immobilisme" en confortant François Hollande à la tête du PS jusqu'à la fin 2008.

"Je demande une nouvelle fois, après ce double échec à l'élection présidentielle et aux élections législatives, qu'on consulte les militants", a-t-il déclaré sur LCI.

Le député de l'Essonne a souligné que le PS avait accueilli plus de 100.000 adhérents supplémentaires en un an.

"Il faut les consulter, il faut leur demander leur avis, il faut qu'ils tranchent sur les questions essentielles, il faut qu'ils imposent une nouvelle direction", a-t-il dit.

Interrogé sur l'absence de Ségolène Royal au conseil national, le député a estimé qu'elle avait "peut-être eu raison" de rester en Poitou-Charentes, région qu'elle préside.

"Je crois qu'il vaut mieux toujours participer à un travail collectif. Mais en même temps, après ce que j'ai entendu au conseil national, beaucoup de critiques, parfois injustes, à l'égard de Ségolène Royal (...) je me dis que peut-être elle a eu raison", a-t-il expliqué.

Selon Manuel Valls, la montée d'un "tout sauf Ségolène" au sein du PS explique sans doute que les principaux responsables du parti "se soient rassemblés autour de François Hollande pour que rien ne bouge".


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