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Valéry Giscard d'Estaing réservé sur le traité simplifié

Valéry Giscard d'Estaing réservé sur le traité simplifié

PARIS (Reuters) - Valéry Giscard d'Estaing se félicite que le mandat adopté par les dirigeants européens pour négocier un traité qui remplacera la défunte Constitution européenne reprenne toutes ses avancées institutionnelles mais il déplore un recul de "l'esprit européen".

L'ancien président de la Convention européenne, qui était interrogé sur France Inter, a souligné qu'il fallait attendre de voir le nouveau texte qui doit être rédigé par des diplomates dans le cadre d'une conférence intergouvernementale pour pouvoir porter un jugement sur le "traité modificatif".

"Il y aura toutes les avancées institutionnelles proposées par la Constitution. Donc, de ce point de vue, les Allemands et les partisans de la Constitution marquent un point fort", s'est cependant félicité l'ancien président de la République.

Le père de la défunte Constitution européenne a toutefois émis une série de réserves sur le projet de texte, qui portent principalement sur le recul de "l'esprit européen" et la prise de distance de la Grande-Bretagne avec l'Union.

L'ancien président français a ainsi regretté l'abandon du concept constitutionnel, qui consistait à remplacer tous les textes actuels par un unique traité.

Il a en outre déploré l'abandon de tous les symboles européens, comme le drapeau, et l'absence de toute déclaration "lyrique" dans les directives adoptées par les dirigeants européens. "Tout ça ce sont des reculs", a estimé Valéry Giscard d'Estaing, qui a parlé d'un "recul psychologique".

Il a par ailleurs regretté que les Britanniques aient pris leurs distances avec certaines dispositions qui doivent figurer dans le nouveau traité.

"On aura vérifié en cette circonstance qu'un grand pays, qui est la Grande-Bretagne, ne souhaite plus participer aux avancées de l'intégration européenne", a-t-il souligné.

Il a enfin émis des doutes sur le caractère simplifié du nouveau texte. "Il faut savoir qu'au lieu d'avoir un traité, on en aura deux, (...) qu'on conserve tous les traités antérieurs, qui sont un paquet monumental, puisqu'ils font plus de 1.100 pages. Est-ce que le total de ces deux traités et des traités antérieurs, ça sera une simplification ? On le verra à la fin".


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