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Un jeune égyptien accusé de préparer un attentat en France

Un jeune égyptien accusé de préparer un attentat en France
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Un ressortissant égyptien de 20 ans, soupçonné de préparer un attentat à l'explosif ou au poison, a été arrêté il y a quelques jours à Paris, ont annoncé vendredi les autorités françaises.

Selon le ministère de l'intérieur, ce jeune homme identifié de source judiciaire sous le nom de Mohamed M., avait été repéré par la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) "en raison de son activité sur les réseaux sociaux".

Des éléments découverts lors d'une perquisition à son domicile du XVIIIe arrondissement de Paris le 11 mai ont conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Selon une source proche de l'enquête, l'exploitation de son téléphone a permis de découvrir la présence de tutoriels pour la fabrication d'explosifs et de poisons.

Une source policière a précisé que Mohamed M. "avait un compte pro-djihadistes très actif" et que les enquêteurs avaient retrouvé de la poudre à son domicile.

Mohamed M., en situation régulière, a alors été placé en garde à vue. A l'issue de celle-ci, le parquet a ouvert une information judiciaire et le jeune homme a été mis en examen pour les mêmes chefs et placé en détention provisoire le 15 mai.

Un autre homme, également interpellé, a finalement été mis hors de cause. On dément de source judiciaire qu'il s'agisse du frère de Mohamed M., comme l'avait indiqué dans un premier temps le ministre de l'Intérieur.

Gérard Collomb avait déclaré sur BFMTV que deux jeunes gens d'origine égyptienne s'apprêtaient à frapper à l'explosif ou avec de la ricine, un poison mortel.

"On suit un certain nombre de personnes sur des réseaux. Ils se trouvent que eux étaient sur Telegram", avait-il ajouté.

Dans son communiqué, le ministère de l'Intérieur fait valoir que les projets de Mohamed M. ont pu être déjoués grâce aux dispositifs prévus par la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) du 30 octobre 2017, qui a remplacé l'Etat d'urgence décrété après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

"Depuis le vote de la loi SILT, 18 autorisations de procéder à des visites domiciliaires ont été délivrées par le juge de la liberté et de la détention de Paris", dont 12 au cours des deux derniers mois, souligne le ministère.

La loi SILT a été critiquée par l'opposition de gauche et la levée de l'Etat d'urgence par celle de droite.

Dans son communiqué, le ministère de l'Intérieur estime que l'arrestation de Mohamed M. "témoigne de la pertinence et de l'efficacité des outils juridiques nouveaux mis à la disposition des services de renseignement par le législateur."

(Sophie Louet et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)


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