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Un député LaRem annonce qu'il ne votera pas le projet asile

Un député LaRem annonce qu'il ne votera pas le projet asile
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le député La République en marche Mathieu Orphelin annonce vendredi qu'il ne votera pas le projet de loi asile et immigration attendu lundi en séance publique à l'Assemblée nationale, tout en démentant mener ainsi un "début de fronde".

L'élu classé à l'aile gauche du parti présidentiel met ainsi à exécution sa menace de s'abstenir à moins que des "avancées significatives" ne soient concédées sur le texte qui rouvre de premières lignes de division gauche-droite dans la majorité composite d'Emmanuel Macron.

Lors des débats en commission la semaine dernière, il demandait notamment un compromis sur le délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le maintien à 45 jours de la durée maximale de rétention (hors manoeuvres dilatoires), la fin de la rétention des mineurs, l'expérimentation du travail anticipé sur des territoires volontaires.

"Afin de ne pas être instrumentalisé par les postures politiciennes et de ne pas mettre en difficulté la majorité, je m'exprimerai peu pendant les débats en hémicycle la semaine prochaine", précise Mathieu Orphelin dans un communiqué.

"Je n'ai aucun doute : la loi sera votée. Chacun comprendra sans peine qu'un vote POUR était pour moi, compte tenu de l'état d'arrivée de ce texte, trop loin de mon parcours, de mes convictions, mais, aussi je pense, trop loin de certains compromis que nous aurions dû et pu trouver avec le gouvernement".

Ce proche de Nicolas Hulot dément pourtant se désolidariser de la majorité: "Cette décision de ne pas voter positivement pour ce projet de loi est tout sauf un début de fronde. Mon engagement pour la réussite de la majorité présidentielle reste entier".

Malgré les multiples recadrages de Richard Ferrand lors des réunions de groupe de la majorité, son geste est cependant susceptible d'ouvrir la voie à d'autres abstentions évoquées à mi-mots en marge des débats par d'autres élus, comme Sonia Krimi, député LaRem de la Manche qui avait interpellé en décembre le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, l'accusant notamment de "jouer avec les peurs", ou Jean-Michel Clément, député de la Vienne.

(Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)


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©2018 Reuters

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