TotalEnergies veut réduire sa participation dans deux champs gaziers en mer du Nord

TotalEnergies veut réduire sa participation dans deux champs gaziers en mer du Nord
TotalEnergies veut réduire sa participation dans deux champs gaziers en mer du Nord
Crédit photo © Reuters

par Ron Bousso et Shadia Nasralla

LONDRES (Reuters) - Le groupe pétrolier et gazier TotalEnergies cherche à vendre un tiers de sa participation de 60% dans les champs gaziers de Laggan et Tormore, situés en mer du Nord britannique, ce qui devrait lui permettre de lever environ 300 millions de dollars (258,7 millions d'euros), selon six sources industrielles et bancaires.

TotalEnergies espère que la récente flambée des prix du gaz naturel à des niveaux record en raison du resserrement de l'offre stimulera l'intérêt des potentiels acheteurs, ont indiqué les sources.

TotalEnergies s'est refusé à tout commentaire.

Le groupe français a tenté en 2018, en vain, de vendre une participation de 20% dans les champs gaziers de Laggan et Tormore, dont l'exploitation remonte à février 2016 et peut produire jusqu'à 90.000 barils équivalent pétrole par jour.

Les champs gaziers sont situés en mer à l'ouest des îles Shetland, où plusieurs grands champs pétroliers et gaziers ont été développés ces dernières années. Le group Ineos détient 20% de ces champs et Viaro Energy les 20% restants.

La plupart des autres zones de production de la mer du Nord britannique ont vu leur production décliner au cours des dernières décennies.

TotalEnergies, comme ses rivaux européens, met en oeuvre une transition vers les énergies renouvelables et à faible teneur en carbone dans le cadre d'une stratégie visant à réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies.

L'entreprise continue d'investir dans le domaine du le gaz naturel.

"Le gaz a un rôle clé dans la transition énergétique. Et je dirais que ce qui se passe cette année renforce encore plus ma conviction", a déclaré le directeur général Patrick Pouyanné aux analystes lors d'une conférence téléphonique la semaine dernière.

(Reportage Ron Bousso et Shadia Nasralla; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

click here for restriction
©2021 Reuters
Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !