Thaïlande: La plage paradisiaque de Maya Bay rouvre aux visiteurs

Thaïlande: La plage paradisiaque de Maya Bay rouvre aux visiteurs
Thaïlande: La plage paradisiaque de Maya Bay rouvre aux visiteurs
Crédit photo © Reuters

PHI PHI LEH (Reuters) - La Thaïlande a rouvert Maya Bay, une plage de sable blanc rendue célèbre par le film "La plage" (2000) avec Leonardo DiCaprio, plus de trois ans après sa fermeture aux touristes.

La plage, entourée de falaises de 100 mètres de haut, se trouve sur l'île de Phi Phi Leh, dans la mer d'Andaman, et n'est accessible que par bateau depuis les territoires voisins, dont les îles Phuket, Phi Phi, ou la province de Krabi.

Les autorités ont fermé l'ensemble de Maya Bay au public en 2018 pour permettre à son écosystème de se reformer, les récifs coralliens et les zones de plage ayant été endommagés par le tourisme de masse. Mais depuis le 1er janvier, certains visiteurs sont autorisés à revenir.

"Les requins sont de retour, les récifs coralliens se reconstituent et l'eau est à nouveau claire", a dit à Reuters Yuthasak Supasorn, le gouverneur de l'Autorité du tourisme de Thaïlande.

"Cela montre que la nature guérit si on lui en laisse le temps, et nous devons faire des efforts pour qu'il en reste ainsi", a-t-il aussi déclaré.

Pour garantir la protection de la baie, les autorités ont indiqué que seuls 375 visiteurs seront autorisés à s'y rendre en même temps et que les baignades seront interdites pour l'instant. Les bateaux ne seront autorisés à accoster qu'à un endroit désigné, à l'arrière de Maya Bay, pour protéger les récifs.

Avant la pandémie de COVID-19, le tourisme représentait environ 12% de l'économie thaïlandaise et était un moteur essentiel de la croissance du pays et d'autres régions de l'Asie du sud-est — souvent au détriment de l'environnement.

"Maya Bay est magnifique, c'est un endroit merveilleux", a déclaré Manuele Panin, un touriste italien de 40 ans qui visitait la plage.

"Je pense que c'est bien de l'avoir fermée pendant tout ce temps pour protéger sa nature, lui permettre de se restaurer et de se rétablir".

(Reportage Jorge Silva à Krabi et Patpicha Tanakasempipatà Bangkok; version française Dina Kartit, édité par Matthieu Protard)

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