Tennis/Coronavirus: La venue de Djokovic provoque des remous en Australie

Tennis/Coronavirus: La venue de Djokovic provoque des remous en Australie
Tennis/Coronavirus: La venue de Djokovic provoque des remous en Australie
Crédit photo © Reuters

SYDNEY (Reuters) - Novak Djokovic, dont la venue en Australie pour le premier tournoi du Grand Chelem de la saison de tennis provoque des remous en raison de son opposition à la vaccination contre le COVID-19, est resté bloqué dans un aéroport de Melbourne dans la nuit de mercredi à jeudi, attendant la permission d'entrer sur le territoire australien.

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a promis mercredi de renvoyer le numéro un mondial chez lui s'il ne prouve pas le bien-fondé de l'exemption médicale qu'il a obtenue en pleine reprise de l'épidémie de COVID-19.

Il est apparu ensuite que l'entourage du joueur avait fait une demande de visa n'autorisant pas d'exemption médicale pour les personnes non-vaccinées.

Le gouvernement de l'Etat de Victoria, l'Etat où se déroule l'Open d'Australie, a refusé de lui délivrer un visa et remis la décision entre les mains du gouvernement fédéral.

Vainqueur de l'Open d'Australie à neuf reprises, triple tenant du titre, le joueur serbe refuse de dire s'il est ou non vacciné mais il a confirmé mardi sa participation à l'édition 2022 qui commencera le 17 janvier. S'il l'emporte, il deviendra l'unique détenteur du record de titres en Grand Chelem avec 21 tournois gagnés, un de plus que Roger Federer et Rafael Nadal.

Alors que Melbourne a été la ville la plus longuement confinée au monde, en durée cumulée, et qu'elle connaît des contaminations records en raison du variant Omicron, Scott Morrison a déclaré que la participation de Novak Djokovic à l'Open d'Australie n'était pas encore acquise.

"Si les éléments ne sont pas suffisants, alors il ne sera pas traité différemment d'un autre et il sera à bord du prochain avion pour le ramener chez lui. Il ne doit y avoir aucune règle d'exception pour Novak Djokovic. Aucune d'aucune sorte", a dit Scott Morrison au cours d'une conférence de presse.

De nombreuses exemptions médicales ont été accordées à des personnes ayant pu fournir des justifications à leurs demandes, a-t-il souligné.

La fédération australienne de tennis et les autorités se sont empressées d'affirmer que Novak Djokovic, qui a affiché son opposition à la vaccination contre le COVID-19, n'avait bénéficié d'aucun traitement de faveur, sans calmer la colère d'une partie de la population.

À DJOKOVIC DE S'EXPLIQUER, DIT LA FÉDÉRATION AUSTRALIENNE

"Nous avons tous tout bien fait, nous sommes tous allés prendre nos doses de vaccin et nos rappels et nous avons quelqu'un qui arrive de l'étranger et tout à coup il est exempté et peut jouer. C'est une honte absolue et je ne regarderai pas", a dit Christine Wharton, habitante de Melbourne.

Toute personne entrant dans Melbourne Park, l'enceinte du tournoi, devra être vaccinée ou disposer d'une exemption médicale délivrée par un comité indépendant d'experts.

Avec cette exemption, Novak Djokovic n'aura pas à s'isoler à son arrivée et jouira dans Melbourne des mêmes libertés qu'une personne vaccinée.

Craig Tiley, directeur général de la fédération australienne, a déclaré que ce comité était composé de médecins spécialistes de l'immunologie, des maladies infectieuses et de la médecine générale et que toutes les exemptions respectaient les conditions définies par le comité consultatif technique australien sur l'immunisation.

"Nous comprenons totalement et compatissons avec (...) les personnes fâchées par la venue de Novak en raison de ses déclarations sur la vaccination ces deux dernières années", a-t-il dit aux journalistes.

Le patron de Tennis Australia a dit s'attendre à ce que de nombreuses questions soient posées à ce sujet mais que seul Novak Djokovic pouvait y répondre.

"Cela serait certainement utile que Novak vienne expliquer les conditions dans lesquelles il a demandé une exemption (...) mais au bout du compte c'est à lui de décider", a dit Craig Tiley.

(Reportage Sudipto Ganguly à Bombay, avec Nick Mulvenney et John Mair, version française Bertrand Boucey et Jean-Stéphane Brosse, édité par Matthieu Protard)

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