Stellantis : La production du Grandland d'Opel reviendra à Eisenach en janvier

Stellantis : La production du Grandland d'Opel reviendra à Eisenach en janvier
Stellantis : La production du Grandland d'Opel reviendra à Eisenach en janvier
Crédit photo © Reuters

par Victoria Waldersee et Gilles Guillaume

BERLIN/PARIS (Reuters) - Stellantis et le syndicat IG Metall ont annoncé mercredi que les usines allemandes d'Opel seraient maintenues au sein d'une même entité et que la production du véhicule Grandland reprendrait à Eisenach en janvier, apaisant les craintes sur l'avenir industriel de la marque outre-Rhin.

Le SUV d'Opel, dont la production avait été transférée en France, à Sochaux (Doubs), après la fermeture du site allemand d'Eisenach en septembre à cause des pénuries de puces, sera fabriqué exclusivement dans son usine allemande dès la première semaine de janvier, a déclaré le constructeur né de la fusion entre PSA et FCA.

Cette annonce vient confirmer des informations de Reuters selon lesquelles Eisenach devait bien reprendre la production du Grandland en début d'année prochaine. La fermeture du site, décrite comme temporaire, faisait craindre aux syndicats l'abandon définitif de l'activité d'assemblage sur place.

Un équipementier avait dit à Reuters en début de semaine avoir reçu des volumes de commandes pour Eisenach en vue d'un redémarrage de la fabrication d'ici février.

Syndicats et responsables politiques locaux en Allemagne avaient critiqué l'absence de communication de Stellantis sur ses projets concernant les sites de Russelsheim et d'Eisenach, notamment sur le projet de les isoler juridiquement de l'entité Opel.

Le constructeur avait expliqué en septembre qu'une telle évolution de la structure, évoquée par le quotidien Handelsblatt, permettrait de gagner en efficacité et en flexibilité.

Dans un communiqué, le syndicat IG Metall a annoncé que le conseil d'entreprise et les représentants des salariés avaient convenu que le projet de scission "n'était plus sur la table".

Eisenach deviendra toutefois une entreprise indépendante au sein d'Opel Automobile GmbH, mais la structure juridique de Russelsheim restera inchangée, a ajouté le syndicat.

"L'externalisation et la scission d'Opel a été empêchée et l'emploi sécurisé. J'espère qu'à compter de maintenant, la direction pilotera à l'avenir l'entreprise de manière plus constructive et plus transparente", a ajouté Joerg Koehlinger, représentant d'IG Metall.

Stellantis a également confirmé cette partie de l'accord.

Depuis la création du groupe en janvier, le directeur général Carlos Tavares travaille à l'optimisation des nombreuses usines héritées en Europe de PSA, Opel/Vauxhall et Fiat. Chaque site doit être à terme en mesure de produire à peu près n'importe quel modèle de la désormais dizaine de marques de Stellantis à partir de quelques architectures communes.

Même si Stellantis a promis que la fusion PSA-FCA n'entraînerait pas de fermeture de sites, cette souplesse fait craindre aux syndicats qu'un jour le groupe décide de se passer de ses usines les moins compétitives, surtout quand elles sont privées de volumes.

"La décision de fermer une usine pendant plusieurs mois (...) et les transferts de volumes sur d'autres sites laisse toujours craindre des transferts plus durables", a dit une source syndicale.

La fabrication du Grandland avait été inaugurée en 2017 sur les lignes de Sochaux, avant que la voiture parte pour Eisenach. C'est là que le cousin allemand du Peugeot 2008 finira sa carrière, vers 2024, quand sera annoncé son successeur.

(Reportage Gilles Gillaume à Paris et Victoria Waldersee à Berlin; édité par Blandine Hénault et Jean-Michel Bélot)

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