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SNCF: La reprise de la dette reste soumise à conditions, dit Le Maire

SNCF: La reprise de la dette reste soumise à conditions, dit Le Maire
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Bruno Le Maire a réaffirmé lundi que la reprise par l'Etat de la dette de la SNCF ne pourrait pas être envisagée sans réforme de la compagnie ferroviaire, d'autant plus qu'une telle opération pèserait lourdement sur les finances publiques.

La reprise au moins partielle de la dette de la SNCF, qui s'élève à environ 46 milliards d'euros, figure parmi les revendications des syndicats, qui mènent lundi leur quatrième journée de grève contre le projet de réforme du gouvernement.

"Le Premier ministre l'a indiqué très clairement, d'ici la fin du quinquennat la question de la dette de la SNCF a vocation a être traitée, mais il y a des conditions", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances sur Radio classique.

"La première (...) c'est que l'ouverture à la concurrence soit actée. La deuxième c'est qu'on ait rétabli les bonnes conditions d'exploitation à la SNCF", pour que l'entreprise ne continue pas à perdre de l'argent chaque année, a rappelé Bruno Le Maire.

"La troisième condition c'est qu'on ait bien mesuré l'impact sur les finances publiques", a-t-il ajouté.

Une dette de 46 milliards d'euros - soit l'équivalent de deux points de PIB - "ça ne se traite pas comme ça dans un claquement de doigts", a prévenu Bruno Le Maire.

Le gouvernement a placé son action sous le signe du redressement des finances publiques, s'engageant à réduire la dette publique de cinq points de produit intérieur brut (PIB) sur la durée du quinquennat et à diminuer la dépense publique de trois points de PIB dans le même temps.

Le déficit public de l'année 2017, annoncé fin mars, est revenu pour la première fois depuis dix ans dans les clous du pacte de stabilité européen en s'établissant à 2,6% du PIB.

La grève intermittente de deux jours par tranche de cinq lancée par les quatre syndicats représentatifs de la SNCF a commencé le 3 avril. Le mouvement était prévu pour durer jusqu'au 28 juin mais la CGT a prévenu que la mobilisation pourrait se prolonger au-delà de cette date.

Le projet de loi sur le "nouveau pacte ferroviaire", qui a été discuté la semaine dernière en commission à l'Assemblée nationale, doit être débattu en séance publique à partir de ce lundi, avant un vote solennel prévu le 17 avril.

(Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)


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