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Silvio Berlusconi acquitté en appel dans l'affaire du "Rubygate"

Silvio Berlusconi acquitté en appel dans l'affaire du "Rubygate"

ROME (Reuters) - La cour d'appel de Milan a acquitté jeudi l'ancien chef du gouvernement Italien, Silvio Berlusconi, dans une affaire de prostitution de mineure connue sous le nom de "Rubygate".

L'ancien président du Conseil avait été condamné en juin 2013 à sept ans de prison pour abus de pouvoir et pour avoir eu des relations sexuelles tarifées avec Karima el Mahroug, dite "Ruby", mineure au moment des faits. La motivation du verdict sera publiée sous 90 jours.

La décision rendue par la cour d'appel de Milan n'est toutefois pas définitive puisqu'elle pourra être contestée auprès de la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire italienne.

L'avocat de l'ex-Cavaliere, Franco Coppi, s'est réjoui d'un verdict allant "au-delà de (leurs) espérances".

Celui qui a été quatre fois chef du gouvernement italien et qui reste l'homme politique le plus influent de la droite italienne, a toujours nié ce qui lui était reproché, accusant les magistrats milanais de le harceler à des fins politiques.

"La justice a enfin été rendue", s'est félicité Simone Furlan, membre du parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, dans un communiqué. "Maintenant concentrons-nous tous sur la politique pour relancer Forza Italia, fermement soudés autour de notre grand leader Silvio Berlusconi."

Au-delà des implications pour l'ex-Cavaliere, l'acquittement décidé par la Cour d'appel devrait faire retomber des tensions au parlement et la crainte, pour l'actuel président du Conseil, Matteo Renzi, de ne pouvoir faire adopter une réforme constitutionnelle.

Silvio Berlusconi a par ailleurs été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale, peine commuée en une année de travaux généraux en raison de son âge, ce qui lui a permis de poursuivre ses activités politiques, malgré son exclusion du Sénat, et de mener campagne pour les élections européennes.

Une seconde condamnation définitive par un tribunal pénal violerait les termes de l'aménagement de peine dont l'ancien président du Conseil bénéficie et pourrait le renvoyer derrière les barreaux.

(Ilaria Polleschi et Manuela D'Alessandro; Simon Carraud et Agathe Machecourt pour le service français)


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