Saarstahl renonce à délocaliser une partie de la production d'Ascoval en Allemagne

Saarstahl renonce à délocaliser une partie de la production d'Ascoval en Allemagne
Saarstahl renonce à délocaliser une partie de la production d'Ascoval en Allemagne
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le groupe sidérurgique Saarstahl, propriétaire de l'aciérie Ascoval de Saint-Seaulve (Nord), a renoncé à son projet de transférer une partie de la production du site en Allemagne, ont annoncé vendredi le gouvernement français et le groupe allemand.

"La production d'acier bas carbone sera maintenue à Ascoval dans le Nord", déclare sur Twitter la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

"L'avenir d'Ascoval a été garanti cette nuit après des négociations constructives et intenses entre Saarstahl et nos équipes à Bercy", précise de son côté son ministre de tutelle, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, également sur Twitter.

Les représentants syndicaux du site, racheté l'été dernier par le groupe allemand, ont alerté mercredi sur le potentiel transfert de 40% de la production de l'aciérie vers l'Allemagne, en raison de la hausse des coûts de production.

Le site nordiste est équipé d'un four fonctionnant à l'électricité, énergie mois génératrice de gaz à effet de serre que le charbon mais dont les prix ont flambé ces dernières semaines.

La perspective de voir une partie de la production être délocalisée, au moins pendant quelques mois, vers une usine allemande de Saarstahl alimentée par du charbon, plus polluant mais moins onéreux, a suscité la mobilisation du gouvernement pour ce site ayant traversé de nombreuses difficultés et connu plusieurs repreneurs depuis de nombreuses années.

"Je ne me suis pas battu pendant des années avec les ouvriers pour sauver cette usine pour la laisser partir parce que le prix de l'énergie augmente", avait déclaré jeudi Bruno Le Maire, sur RMC.

Dans un communiqué vendredi, Saarstahl a confirmé que les réflexions concernant un éventuel transfert limité et temporaire de volumes n'étaient plus poursuivies.

"Les nombreux pourparlers ont pu être finalisés avec succès, en pleine collaboration avec les autorités françaises, et ont mené à des solutions", a indiqué le groupe, sans préciser lesquelles.

"Ainsi, des effets négatifs supplémentaires peuvent être limités et la production peut être maintenue sur le site."

(Rédigé par Myriam Rivet et Blandine Hénault, avec Tassilo Hummel, édité par Bertrand Boucey)

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