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Consultation

Réunion syndicale et patronale pour discuter des "Gilets jaunes"

Réunion syndicale et patronale pour discuter des "Gilets jaunes"
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les représentants des organisations syndicales et patronales se rencontreront jeudi chacune de leur côté pour discuter de l'état du dossier des "Gilets jaunes", alors que le président de la République leur demande de lancer un appel au calme.

Les dirigeants de la CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC ainsi que l'UNSA et Solidaires se rencontreront au siège de la CFDT, une initiative conjointe du secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, et de la CFDT, Laurent Berger.

Ceux du Medef, de la CPME, de l'U2P, de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et de l'UDES (Unions des employeurs de l'économie sociale et solidaires) se rencontreront pour leur part au siège du Medef, "pour faire le point sur la situation actuelle", selon un tweet de l'organisation patronale.

Côté syndical, "le premier objectif, c’est un partage d’analyse de la situation", a dit la secrétaire générale adjointe de la CFDT Marylise Léon à la presse après une rencontre de négociation avec les partenaires sociaux sur l'assurance chômage.

"On a des intérêts et visions communes sur un certain nombre de sujets. Maintenant il faut voir si on est en capacité ou pas d’avoir des initiatives communes", a-t-elle ajouté.

Parmi ces revendications, elle cite la prime transports, demandée par la CFDT et Force ouvrière, ou encore l'ouverture de négociations de branches sur les salaires, souhaitées par toutes les organisations syndicales.

Elle ajoute cependant que les revendications doivent rester sur "le seul terrain syndical", considérant que les appels à manifester de la CGT risquent d'amener cette dernière à s'associer aux revendications politiques des "Gilets jaunes" comme les appels à la démission d'Emmanuel Macron ou encore la dissolution de l'Assemblée nationale.

Le gouvernement a annoncé mardi la suspension pour six mois de mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier, dont la hausse de la taxe carbone, une volte-face justifiée par la volonté d'éviter la répétition des graves violences commises samedi.

Emmanuel Macron a demandé mercredi aux forces politiques, syndicales et au patronat de lancer un appel au calme à l'approche d'une nouvelle mobilisation samedi à Paris.

(Caroline Pailliez, édité par Sophie Louet)


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