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Repli sans panique, l'Europe réduit ses pertes en clôture

Repli sans panique, l'Europe réduit ses pertes en clôture
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La plupart des grands indices boursiers européens ont reculé lundi, les derniers bilans en date de l'épidémie de coronavirus en Chine et aux Etats-Unis ayant ravivé l'aversion au risque des investisseurs, mais ces derniers sont loin d'avoir cédé à la panique et la journée s'est terminée mieux qu'elle n'avait débuté.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,49% (23,54 points) à 4.815,72 points après être revenu à 4.691,81 en matinée, son plus bas niveau depuis le 29 mai.

A Londres, le FTSE 100 a perdu 0,66% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,32% mais Milan (+0,54%) et Zurich (+0,47%) ont fini dans le vert.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,55%, le FTSEurofirst 300 0,22% et le Stoxx 600 0,27%.

Ce dernier perdait plus de 2,5% en début de séance après l'annonce en Chine de nouvelles mesures de restriction des déplacements dans une partie de Pékin en raison de la découverte de 36 nouveaux cas d'infection par le coronavirus ces 24 dernières heures, le chiffre quotidien le plus élevé depuis fin mars.

Parallèlement, aux Etats-Unis, plusieurs Etats, de la Floride à la Californie, ont enregistré un nombre record de nouveaux cas ces trois derniers jours.

Autre facteur ayant contribué au repli: les chiffres de la production industrielle chinoise en mai, en hausse de 4,4% sur un an après +3,9% en avril alors que le marché espérait mieux.

"Les marchés semblent un peu plus en phase avec la réalité économique qu'il y a une semaine", commente Rupert Thompson, directeur des investissements de Kingswood. "Une période de consolidation serait logique en attendant d'y voir plus clair sur la manière dont les grandes économies vont évoluer au cours des prochains mois."

VALEURS

Le mouvement de repli a touché en premier lieu le secteur des matières premières, dont l'indice Stoxx a cédé 2,13%, et celui du transport et du tourisme (-1,45%). Mais il est loin de s'être généralisé: le compartiment automobile et celui de la construction ont gagné respectivement 0,16% et 0,86%.

Les bancaires ont quant à elles effacé une bonne partie de leurs pertes, leur indice de référence affichant en clôture un recul de 1,06% après avoir perdu jusqu'à 3,4%.

Du côté des pétrolières, BP a cédé 2,18% après avoir déclaré que ses comptes du deuxième trimestre pourraient inclure 17,5 milliards de dollars (15,5 milliards d'euros) de charges de dépréciation après la révision à la baisse de ses prévisions de cours du pétrole et du gaz.

A la hausse, AstraZeneca a pris 0,98%, profitant de l'accord conclu avec quatre pays européens sur la fourniture de 400 millions de doses de son vaccin, toujours en développement, contre le coronavirus.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi en territoire négatif: le Dow Jones cédait 1,15%, le Standard & Poor's 500 0,71% et le Nasdaq Composite 0,11% seulement.

Le S&P 500 n'est que brièvement passé sous le seuil des 3.000 points, qu'il avait enfoncé vendredi en séance pour la première fois depuis le 29 mai.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, l'indice "Empire State" d'activité manufacturière dans la région de New York est remonté nettement plus qu'attendu en juin, à -0,2 après -48,5 en mai alors que le consensus le donnait à -27,5.

CHANGES

Signe que le regain d'aversion au risque reste modéré, le yen et le franc suisse, orientés nettement à la hausse en début de séance, ont cédé du terrain au fil des heures.

L'"indice dollar", qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence, abandonne quant à lui 0,28%.

L'euro en profite pour remonter au-dessus de 1,1265 dollar après être revenu à 1,1225.

TAUX

Le recul des actions favorise le repli sur l'obligataire et donc une très légère baisse des rendements de référence: celui du Bund allemand à dix ans a fini la journée à -0,446% et son équivalent américain recule de près de deux points de base à 0,6805%.

Le dix ans italien est quant à lui revenu au plus bas depuis fin mars à 1,37% (contre un pic à plus de 2,2% en avril), un recul que des analystes expliquent par le poids des achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché.

PÉTROLE

Le marché pétrolier reste orienté à la baisse, les nouvelles en provenance de Chine et des Etats-Unis faisant craindre une reprise plus lente qu'anticipé de la demande, mais il évolue lui aussi au-dessus de ses plus bas du début de séance.

Le Brent abandonne 0,57% à 38,95 dollars le baril après être tombé à 37,24 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,47% à 36,09 dollars après être revenu à 34,36.

(Marc Angrand)


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