Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Repli en vue à Wall Street, l'Europe attend la BCE

Repli en vue à Wall Street, l'Europe attend la BCE
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance jeudi dans l'attente des annonces de la Banque centrale européenne, qui pourrait ouvrir la voie à un nouvel assouplissement de sa politique monétaire d'ici la fin de l'année, tandis que les investisseurs continuent de s'interroger sur les valorisations dans le secteur technologique.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de 0,5% à 0,7% après le rebond de la veille (le Standard & Poor's 500 a pris 2%, le Nasdaq Composite 2,71%).

À Paris, le CAC 40 perd 0,47% à 5019,55 points à 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,73% et à Francfort, le Dax abandonne 0,06%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,35%, le FTSEurofirst 300 de 0,2% et le Stoxx 600 de 0,44%. La BCE doit annoncer à 11h45 GMT ses décisions de politique monétaire mais les marchés anticipent un statu quo aussi bien sur les taux d'intérêt que sur l'assouplissement quantitatif, leurs attentes se concentrant sur la conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, à partir de 12h30 GMT.

Outre les nouvelles prévisions économiques de la BCE, ils surveilleront d'éventuelles indications sur les mesures que pourrait prendre le Conseil des gouverneurs pour soutenir l'inflation dans la zone euro, tombée en territoire négatif en août, et pour freiner l'appréciation de l'euro.

Les investisseurs restent par ailleurs attentifs à l'évolution des tensions entre Londres et Bruxelles autour du Brexit, aux nouvelles concernant les essais de candidats vaccins contre le coronavirus, sans oublier les chiffres des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

A Wall Street, le sentiment de marché reste influencé par les doutes sur l'évolution des grandes valeurs technologiques après le début de correction subi par le Nasdaq depuis une semaine.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte baisse sectorielle en Europe est pour le compartiment des matières premières, dont l'indice Stoxx recule de 1,49%. A l'opposé, celui des transports et du tourisme progresse de 0,45% et celui de l'automobile de 0,76%.

Les bancaires reculent avant les annonces de la BCE: leur indice Stoxx cède 0,85% et à Paris, Société générale (-1,23%) accuse l'un des replis les plus marqués du CAC 40.

PSA prend en revanche 2,94%, profitant entre autres d'une recommandation d'achat de BofA Global Research.

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, le spécialiste italien des paiements Nexi s'adjuge 5,77% après des informations de presse évoquant une possible fusion avec son compatriote SIA.

TAUX

Les rendements obligataires de référence dans la zone euro sont eux aussi hésitants avant la BCE: celui du Bund allemand à dix ans prend 1,7 point de base à -0,443% après avoir reculé à -0,477%.

Le dix ans américain est quasi inchangé à 0,70% dans l'attente des statistiques des demandes d'allocations chômage.

CHANGES

L'euro monte face au dollar avant la BCE, autour de 1,1830, mais ce mouvement s'explique davantage par un nouvel accès de faiblesse du billet vert que par les anticipations liées aux décisions de Francfort.

L'indice mesurant les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence recule en effet de 0,18%.

La livre sterling, elle, est pratiquement inchangée avant la réunion d'urgence sur le Brexit prévue à partir de 12h00 GMT entre hauts responsables britanniques et de l'UE.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est de nouveau dans le rouge après l'annonce par l'American Petroleum Institute (API) d'une augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière (+3 millions de barils) et la révision à la baisse de la prévision de demande mondiale de l'Energy Information Administration (EIA).

Le Brent abandonne 1,25% à 40,28 dollars le baril après un plus bas à 40,15 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,66% à 37,42 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)


click here for restriction
©2020 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !