Renault espère une décision sur ses activités russes d'ici quelques semaines, selon le directeur général

Renault espère une décision sur ses activités russes d'ici quelques semaines, selon le directeur général
Renault espère une décision sur ses activités russes d'ici quelques semaines, selon le directeur général
Crédit photo © Reuters

par Gilles Guillaume et Nick Carey

PARIS/LONDRES (Reuters) - Renault espère conclure les négociations sur l'avenir de ses activités en Russie d'ici quelques semaines, a dit lundi le directeur général du groupe automobile français au cours d'une conférence.

Constructeur le plus exposé à la Russie, son deuxième marché derrière la France, Renault a suspendu ses activités à Moscou et engagé une réflexion sur l'avenir de sa participation de contrôle dans le groupe russe Avtovaz fin mars, un mois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"Je pense que nous serons en mesure, dans les prochaines semaines, de parvenir à une conclusion, en tout cas je l'espère", a déclaré Luca de Meo au cours de la conférence Future of the Car 2022 organisée par le Financial Times, ajoutant que les négociations se poursuivaient.

Le directeur général de Renault a expliqué que dans le contexte actuel, il était totalement impossible de poursuivre une activité en Russie mais qu'il s'efforçait aussi de protéger ses actifs et ses investissements sur place. "Nous savons aussi que nous avons travaillé pendant dix ans et investi beaucoup de temps là-bas", a-t-il ajouté.

Fin avril, la Russie a déclaré que Renault transférerait sa participation de 68% dans Avtovaz, le premier constructeur automobile du pays, à un institut de recherche automobile pour un rouble symbolique. Le groupe au losange a toujours refusé de commenter ce scénario.

Luca de Meo a également déclaré que Renault travaillait actuellement sur 10 à 15 projets conjoints avec son partenaire Nissan, preuve selon lui de l'intérêt "de rester ensemble".

Le projet de Renault de séparer ses activités électriques et thermiques afin de donner davantage de visibilité aux premières soulève des questions sur la structure de l'alliance franco-japonaise.

Luca de Meo a ajouté que la "porte était ouverte" pour que ses partenaires Nissan et Mitsubishi lui emboîtent le pas dans ce projet visant à isoler les activités à forte croissance.

En raison de leur empreinte géographique, les deux partenaires japonais de Renault pourraient toutefois avancer moins vite sur ce terrain que le groupe français, très présent sur un marché européen avançant à marche forcée vers l'électrique.

(Gilles Guillaume et Nick Carey, édité par Jean-Michel Bélot et Bertrand Boucey)

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