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Querelle parlementaire autour du quotient familial

Querelle parlementaire autour du quotient familial

Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La remise en cause du quotient familial évoquée dans un rapport parlementaire est à l'origine d'une crise ouverte entre les deux rapporteurs du texte, Guillaume Chiche (La République en marche), et Gilles Lurton (LR), qui a refusé de l'endosser.

Ce retrait de l'élu LR empêchera le rapport sur la politique familiale d'être présenté comme prévu mercredi à l'Assemblée, au grand dam de Guillaume Chiche, qui a dénoncé une pratique "détestable, lâche, démissionnaire" mettant à mal des mois de travail.

Objet de la discorde, selon Gilles Lurton : un paragraphe "visant à la suppression du quotient familial et à sa fusion en une seule allocation avec les allocations familiales, versées directement à l'enfant".

"Pour moi c'est inacceptable car nous touchons à un fondement de la politique familiale qui veut qu'une famille avec enfant ne voie pas son niveau de vie diminuer du fait de ses enfants par rapport à une famille qui n'en a pas", a-t-il dit. "Ce sont les classes moyennes qui vont être le plus frappées par cette mesure".

A la différence des allocations familiales, le quotient familial ne concerne que les foyers imposables. En cas de fusion, quelque huit millions de foyers avec enfants à charge verraient ainsi leur baisse de l'impôt sur le revenu remplacée par une allocation, qui serait plus élevée pour les familles les plus modestes.

Aux yeux des Républicains, cette remise en cause est une "ligne rouge" infranchissable. Devant la presse, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a dénoncé une "remise en cause pure et simple de toute la politique familiale" selon lui "déjà mise à mal par le gouvernement Hollande pendant cinq ans".

"Alors là, on augmente, on accélère, on veut vraiment faire le peau aux familles", a-t-il lancé.

Pour Guillaume Chiche, il est au contraire urgent de répondre à "l'inquiétude suscitée par l'inefficacité de notre politique familiale qui mobilise 59 milliards d'euros par année, soit près de 3% du PIB."

(Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)


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