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Qualcomm va relancer la Chine sur son projet de rachat de NXP

Qualcomm va relancer la Chine sur son projet de rachat de NXP
Crédit photo © Reuters

par Matthew Miller

PEKIN (Reuters) - Le fabricant américain de semi-conducteurs Qualcomm devrait déposer dès ce lundi auprès des autorités chinoises de la concurrence une nouvelle demande de validation de son projet de rachat de NXP Semiconductors, ont dit des sources.

Cette initiative devrait permettre d'allonger la procédure et d'éviter un effondrement de cette opération de 44 milliards de dollars (35,6 milliards d'euros).

A la demande du ministère chinois du Commerce, le groupe de San Diego a retiré sa précédente requête samedi, trois jours seulement avant la date butoir prévue pour la décision des autorités chinoises de la concurrence, ont déclaré ces sources.

Qualcomm a déjà reçu le feu vert de huit des neuf autorités saisies de cette transaction à travers le monde et il ne lui manque plus que celui de la Chine pour finaliser le rachat du néerlandais NXP. Cette acquisition doit lui permettre de diversifier sa base de clientèle et de devenir le premier fournisseur en puces d'un secteur automobile en pleine mutation vers les véhicules autonomes et électriques.

En relançant la procédure, Qualcomm fournit potentiellement au ministère chinois du Commerce un délai supplémentaire de six mois pour examiner sa demande.

Des analystes craignent cependant que le groupe californien ne soit pris au piège des tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine.

"Qualcomm va devoir attendre que Washington et Pékin règlent leurs différends pour que cette opération aille de l'avant", prédit Erick Robinson, responsable des questions de brevets chez Beijing East IP.

La Chine ne bloque pas l'opération "mais elle la retient en otage", juge pour sa part Andrew Gilholm, directeur de l'analyse sur la Chine et l'Asie du Nord au sein du cabinet Control Risks.

Qualcomm est prise dans la "tempête parfaite" en tant qu'entreprise américaine en Chine, ajoute-t-il. "Elle est au coeur de tous les sujets: il y a un angle de sécurité nationale, il y en a un en termes de concurrence et il y a l'angle de la politique industrielle chinoise, donc elle se retrouve au beau milieu de toute cette histoire de guerre commerciale", dit-il.

Qualcomm a refusé de s'exprimer sur le sujet. Le ministère chinois du Commerce n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de Reuters.

(Avec Adam Jourdan à Shanghaï et Yawen Chen à Pékin; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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