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PSA et FCA modifient leur accord de fusion à cause du coronavirus

PSA et FCA modifient leur accord de fusion à cause du coronavirus
Crédit photo © Reuters

par Gilles Guillaume et Giulio Piovaccari

PARIS/MILAN (Reuters) - PSA et Fiat Chrysler ont décidé de modifier certains termes de leur accord de fusion de décembre dernier afin de renforcer leur bilan face à la crise du coronavirus et préserver les équilibres élaborés avant la pandémie.

"Les parties se sont mises d'accord sur les amendements pour répondre à l'impact en matière de liquidités de la pandémie de COVID-19 tout en préservant la valeur économique et l'équilibre fondamental de l'accord initial de rapprochement", ont annoncé les deux constructeurs dans un communiqué publié lundi soir.

Les analystes financiers arguaient notamment que le versement d'un important dividende en cash aux actionnaires de FCA, conduits par l'actionnaire de contrôle Exor, holding de la famille Agnelli, risquait de fragiliser les finances de la future entité alors que l'industrie automobile est ébranlée par la crise du coronavirus.

Le dividende exceptionnel que FCA doit distribuer à ses actionnaires avant la clôture de l'opération devant donner naissance au quatrième groupe automobile mondial a ainsi été ramené de 5,5 milliards d'euros à 2,9 milliards, tandis que la participation de 46% de PSA dans Faurecia sera distribuée après la clôture à tous les actionnaires de Stellantis, la compagnie qui naîtra de la fusion, et plus seulement aux seuls actionnaires de PSA avant la finalisation de l'opération.

A la suite de ces amendements, les actionnaires de FCA et PSA recevront chacun 23% de Faurecia tandis que leur poids respectif à 50/50 dans Stellantis, une société qui affiche désormais 2,6 milliards de cash en plus à son bilan, est maintenu.

Les deux groupes envisagent aussi de distribuer 500 millions d'euros à leurs actionnaires respectifs avant la clôture, ou un milliard d'euros à tous les actionnaires de Stellantis après la finalisation de l'opération.

"L'objectif est de renforcer la structure bilancielle des deux entreprises et de faire en sorte que cet accord aboutisse le plus vite possible", a expliqué à Reuters une source proche du dossier.

Les deux constructeurs ont déjà renoncé à verser leurs dividendes au titre de leurs résultats 2019 - de 1,1 milliard d'euros dans chaque cas - afin de conserver des réserves de cash et se conformer aux appels des pouvoirs publics à la modération vis-à-vis des actionnaires en échange des aides octroyées à l'industrie automobile.

Les autres termes du projet, que les deux groupes espèrent toujours finaliser d'ici la fin du premier trimestre 2021, sont inchangés.

En revanche, le montant des synergies annuelles attendues a été révisé à la hausse, passant de 2,8 milliards d'euros à quatre milliards d'euros, au vu des progrès significatifs réalisés par les groupes de travail communs au cours des mois passés.

La fusion reste cependant toujours suspendue au résultat de l'enquête de la Commission européenne, qui s'inquiète des répercussions de ce mariage sur la concurrence dans les véhicules utilitaires.

(Gilles Guillaume, Valentina Za et Giulio Piovaccari, édité par Bertrand Boucey)


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