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Prises de profit avant l'emploi US au terme d'une semaine faste

Prises de profit avant l'emploi US au terme d'une semaine faste
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance vendredi sous le coup de prises de bénéfices logiques après la forte hausse des cinq dernières séances, en attendant les chiffres de l'emploi américain et le verdict de la présidentielle aux Etats-Unis.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli d'environ 0,6% pour le Dow Jones, 0,8%pour le Standard & Poor's 500 et 1% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,76% à 4.946,12 points à 12h00 GMT après avoir une nouvelle fois tenté en vain de remonter à 5.000 points. A Londres, le FTSE 100 cède 0,09% et à Francfort, le Dax recule de 0,96%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,71%, le FTSEurofirst 300 de 0,35% et le Stoxx 600 de 0,47%.

Ce dernier a progressé de 7,4% sur les cinq dernières séances et le CAC 40 de 9%. Et l'un comme l'autre, malgré le repli du jour, se dirigent vers leur meilleure performance hebdomadaire depuis début juin.

Wall Street affiche des performances comparables et le S&P 500 devrait enregistrer sa meilleure semaine depuis avril.

"La forte hausse des actions cette semaine (...) donne l'occasion aux investisseurs de réévaluer et de rééquilibrer leurs portefeuilles pour se préparer à une présidence Biden avec un Congrès divisé, sans parler de la très faible mais encore possible éventualité d'un président Trump avec un congrès démocrate", explique Mark Haefele, directeur des investissements d'UBS Global Wealth Management, qui reste positif sur les actions à moyen terme, en tablant notamment sur de nouvelles mesures de relance, au plus tard en janvier.

Le dépouillement n'est pas encore achevé dans les Etats américains susceptibles de faire basculer le décompte des grands électeurs en faveur de l'un des deux prétendants à la Maison blanche mais le démocrate Joe Biden semble se rapprocher de la victoire même si Donald Trump la revendique en parlant de fraude, sans en apporter la preuve.

En Europe, l'évolution toujours préoccupante de l'épidémie de coronavirus, en France et en Italie particulièrement, incite aussi à la prudence.

Sur le front macroéconomique, les investisseurs attendent, à 13h30 GMT, les chiffres mensuels de l'emploi américain, qui pourraient confirmer la tendance au ralentissement de la reprise évoquée jeudi par la Réserve fédérale.

VALEURS EN EUROPE

Les baisses sectorielles les plus marquées en Europe affectent des compartiments cycliques: l'indice Stoxx européen de l'automobile perd 1,84%, celui du pétrole et du gaz 0,87%, celui de la distribution 0,79%.

Natixis chute de 8,53% au lendemain de résultats trimestriels jugés décevants et qui occultent le désengagement annoncé du gestionnaire d'actifs H2O, tandis que le groupe suisse de luxe Richemont prend 8,14% après avoir battu le consensus et annoncé un investissement avec le géant chinois Alibaba dans le site de vente en ligne Farfetch.

Le réassureur Scor (+7,17%)et l'assureur Allianz (+0,69%) profitent eux aussi de leurs résultats.

Lufthansa perd 7,24% après un article du Spiegel selon lequel la compagnie pourrait de nouveau avoir besoin d'un soutien financier public l'an prochain.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain sont quasi stables dans l'attente des chiffres de l'emploi et bien sûr du résultat de la présidentielle. Mais la semaine devrait se solder par un net recul, d'environ huit points de base pour le dix ans.

En Europe, le Bund à dix ans affiche un rendement de -0,642%, en léger repli sur la séance, mais ce mouvement de baisse est plus prononcé par les pays "périphériques" comme le Portugal, l'Espagne ou l'Italie. Les BTP italiens à cinq ans affichent ainsi de nouveau un rendement négatif.

CHANGES

Le dollar est tombé à son plus bas niveau depuis plus de deux mois face à un panier de devises de référence (-0,24%), la perspective de voir Joe Biden remporter la présidentielle américaine avec un Congrès divisé étant jugée défavorable au billet vert car annonciatrice d'une relance limitée qui nécessiterait un assouplissement accru de la politique monétaire.

La monnaie américaine affiche pour l'instant une baisse de plus de 1,8% sur la semaine, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis mars.

L'euro se traite à 1,1879 dollar, en hausse de 0,49%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est lui aussi en proie aux prises de profit, un repli favorisé par la progression ininterrompue de la pandémie en Europe comme aux Etats-Unis, qui risque de freiner la demande.

Le Brent abandonne 2,83% à 39,77 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3,3% à 37,51 dollars. Le Brent s'achemine néanmoins vers une hausse hebdomadaire de plus de 6% sur la semaine.

(Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)


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