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Philippe sans "honte" ni "appréhension" sur les 80km/h

Philippe sans "honte" ni "appréhension" sur les 80km/h
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a déclaré lundi n'avoir aucune "honte" ni "appréhension" concernant la réduction impopulaire de la vitesse de 90 à 80km/h sur les routes secondaires et a minimisé le scepticisme de Gérard Collomb, jugeant le débat sain.

"La loi s'applique, elle est en vigueur", a dit le Premier ministre sur RTL, au lendemain de l'entrée en application de cette mesure qui concerne 400.000 kilomètres de routes, soit 40% du réseau routier français . "Mais ce que nous faisons, c'est de faire en sorte d'expliquer la mesure et de pédagogie dans les premiers jours et les premières semaines mais pas longtemps, parce qu'il faut assumer les choses. Nous les assumerons".

"Les élus qui grognent ils grognent, c'est déjà arrivé quand on a installé les radars, quand on est passé au permis à points, quand on a mis la ceinture de sécurité obligatoire", a-t-il ajouté. "Je n'ai aucune espèce de honte ou d'appréhension, parce que la mesure serait impopulaire, dès lors que je pense qu'elle est bonne pour le pays".

Selon le gouvernement, l'abaissement de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central permettra de sauver jusqu'à 400 vies par an. Un bilan du dispositif sera fait dans deux ans, en juillet 2020.

L'opposition de droite, notamment le président des Républicains Laurent Wauquiez, s'est saisie du dossier pour critiquer le gouvernement, y voyant le signe d'un mépris envers les zones rurales où se trouvent surtout les routes secondaires.

Cette mesure a également suscité des réserves jusqu'au sein même du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se montrant dubitatif.

"Il y a eu une discussion avant la prise de décision et c'est parfaitement légitime", a dit Edouard Philippe, interrogé sur les doutes exprimés par Gérard Collomb. "Moi je suis chef du gouvernement, je ne suis pas garde-chiourme. Que les gens discutent, qu'ils émettent des opinions, qu'ils donnent des avis, qu'ils essaient de peser sur une décision avant que la décision soit prise, je trouve ça très sain".

"Une fois que la décision est prise, elle engage la totalité du gouvernement. Je lui ai dit, il le sait parfaitement", a-t-il ajouté.

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)


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