Philip Morris prêt à débourser 15,2 milliards d'euros pour racheter Swedish Match

Philip Morris prêt à débourser 15,2 milliards d'euros pour racheter Swedish Match
Philip Morris prêt à débourser 15,2 milliards d'euros pour racheter Swedish Match
Crédit photo © Reuters

STOCKHOLM (Reuters) - Le groupe américain Philip Morris International (PMI) a annoncé mercredi une offre d'achat de 161,2 milliards de couronnes suédoises (15,2 milliards d'euros) sur le spécialiste des produits à base de tabac et de nicotine Swedish Match , une opération qui vise à le renforcer sur le marché en forte croissance des alternatives à la cigarette.

L'action Swedish Match gagnait 9% dans les premiers échanges en Bourse de Stockholm à 103,50 couronnes, soit 2,50 couronnes en dessous du prix de l'offre. Elle avait déjà bondi de 24,9% mardi après la confirmation par le groupe de discussions avec PMI en vue d'un possible rachat.

Le groupe suédois réalise la majeure partie de ses bénéfices grâce au "snus", une poudre de tabac consommée en la plaçant entre la gencive et la lèvre. Il possède aussi la marque de sachets de nicotine sans tabac Zyn, dont les ventes augmentent rapidement en Scandinavie et aux Etats-Unis.

Philip Morris International (PMI), propriétaire entre autres de la marque de cigarettes Marlboro à l'international, a été créé en 2008 lors de la scission avec Altria et s'il est basé aux Etats-Unis, il ne commercialise pas ses produits sur le marché américain.

Le rachat de Swedish Match lui permettrait notamment de mettre la main sur un réseau de distribution aux Etats-Unis et donc de pouvoir concurrencer directement son ex-maison mère sur son premier marché.

Le conseil d'administration de Swedish Match a déclaré dans un communiqué que "les modalités de l'offre prennent en compte les perspectives de croissance à long terme de Swedish Match, en prenant en compte les risques liés à la réalisation de ces perspectives".

Tous les membres du conseil ont apporté leur soutien au projet à l'exception du représentant du syndicat IF Metall, qui a jugé que le groupe disposait des compétences et de l'expérience lui permettant de préserver son indépendance et que l'offre ne prenait pas en compte sa valeur intrinsèque.

(Reportage Niklas Pollard; version française Nicolas Delame et Marc Angrand, édité par Kate Entringer)

click here for restriction
©2022 Reuters
Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !