Petit rebond en vue à Wall Street mais la Chine continue d'inquiéter

Petit rebond en vue à Wall Street mais la Chine continue d'inquiéter
Petit rebond en vue à Wall Street mais la Chine continue d'inquiéter
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par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mercredi et pourrait donc reprendre une partie du terrain cédé la veille mais les Bourses européennes, Londres exceptée, reculent à mi-séance après une série d'indicateurs économiques chinois inférieurs aux attentes.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,12% pour le Dow Jones, de 0,15% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,24% pour le Nasdaq.

Ils ont perdu respectivement 0,84%, 0,57% et 0,45% mardi, les incertitudes économiques et les craintes d'un alourdissement de l'impôt sur les sociétés aux Etats-Unis l'ayant emporté sur l'annonce d'un ralentissement de l'inflation américaine.

À Paris, le CAC 40 perd 0,55% à 6.616,41 points à 10h55 GMT et à Francfort, le Dax recule de 0,23% alors qu'à Londres, le FTSE 100 prend 0,1% grâce aux valeurs de l'énergie et des matières premières.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,42%, le FTSEurofirst 300 de 0,21% et le Stoxx 600 de 0,33%.

En Chine, la production industrielle n'a augmenté que de 5,3% sur un an en août, sa plus faible croissance en rythme annuel depuis juillet 2020, et l'évolution des ventes au détail, à 2,5% seulement, a ralenti bien plus qu'attendu.

"Il est peu probable que la Chine appuie immédiatement sur le bouton rouge pour ouvrir le robinet budgétaire mais un mois supplémentaire de mauvais chiffres pourrait changer la donne et on peut tabler sur une baisse prochaine du ratio de réserves obligatoires des banques par la Banque populaire de Chine", estime Jeffrey Halley, analyste senior d'Oanda.

La conjoncture n'est pas le seul motif de préoccupation concernant la Chine: la situation financière d'Evergrande, le numéro deux de l'immobilier dans le pays, continue d'inquiéter, tout comme le nombre de cas de COVID-19 dans la province du Fujian, et l'annonce d'une enquête publique sur les casinos à Macao fait craindre à certains une reprise en main du secteur des jeux par Pékin.

La séance américaine sera animée entre autres par les chiffres de l'indice d'activité "Empire State" pour septembre et ceux de la production industrielle aux Etats-Unis en août.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte baisse sectorielle en Europe est pour le compartiment de la distribution (-2,01%), pénalisé par le suédois H&M, qui cède 3,7% après des ventes trimestrielles inférieures aux attentes.

A Paris, les valeurs du luxe souffrent une nouvelle fois des nouvelles en provenance de Chine: LVMH recule de 3,22%, Kering de 3,9% et Hermès de 1,18%.

A la hausse, le compartiment de l'énergie profite de la progression des cours du pétrole: son indice Stoxx gagne 0,96%, TotalEnergies 1,69% et BP 2,12%.

TAUX

A 1,2752%, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est pratiquement inchangé par rapport à son niveau de clôture de mardi, après la baisse marquée qu'a provoquée le ralentissement de l'inflation aux Etats-Unis.

En Europe, les rendements de référence, qui ont suivi le mouvement de baisse de la veille, varient peu à mi-séance, à -0,34% pour le Bund allemand à dix ans et -0,01% pour son équivalent français.

L'annonce d'une hausse plus marquée qu'attendu de la production industrielle de la zone euro en juillet n'a pas suscité de réaction notable sur le marché obligataire.

CHANGES

Le dollar, qui avait lui aussi baissé après les chiffres des prix à la consommation américains, cède encore du terrain face aux autres grandes devises (-0,19%).

L'euro remonte à 1,1829 dollar, sans toutefois retrouver son plus haut de mardi à 1,1845.

La livre sterling profite quant à elle de l'accélération de l'inflation au Royaume-Uni, à 3,2% sur un an en août, son plus haut niveau depuis neuf ans.

PÉTROLE

Le marché pétrolier profite de l'annonce, selon des sources de marché, d'une baisse plus marquée qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis selon l'American Petroleum Institute (API) alors que les progrès de la vaccination laissent espérer une hausse de la demande.

Le Brent gagne 1,28% à 74,54 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,38% à 71,43 dollars.

L'Energy Information Administration (EIA) doit publier à 14h30 GMT ses propres statistiques sur les stocks américains, qui devraient rester marqués par le passage de l'ouragan Ida sur le golfe du Mexique et la Louisiane.

(Édité par Blandine Hénault)

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