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Pékin n'a pas encore approuvé la fusion Qualcomm

Pékin n'a pas encore approuvé la fusion Qualcomm
Crédit photo © Reuters

PEKIN/SHANGHAI (Reuters) - La Chine n'a pas encore approuvé le projet d'acquisition de NXP Semiconductors par Qualcomm pour 44 milliards de dollars (37,5 milliards d'euros), ont dit vendredi à Reuters trois sources au fait des discussions, contredisant des informations de presse selon lesquelles Pékin avait donné son feu vert à l'opération.

Le fabricant américain de semi-conducteurs a fait savoir vendredi qu'il prolongeait d'une semaine son offre sur NXP.

L'offre, annoncée initialement en octobre 2016, arrivera désormais à expiration le 22 juin.

L'action NXP est en hausse de 2,1% à 115,37 dollars peu après l'ouverture de la Bourse de la New York.

L'approbation de la Chine lèverait un obstacle majeur à la fusion entre Qualcomm et NXP, qui est devenue l'un des enjeux des tensions entre Washington et Pékin, alimentées notamment par les sanctions imposées par les Etats-Unis à l'équipementier de télécommunications chinois ZTE.

La fusion Qualcomm-NXP a déjà été autorisée par huit des neuf régulateurs internationaux concernés, seule la Chine manquant à l'appel.

Le South China Morning Post a rapporté vendredi matin que la Chine avait donné son aval à la fusion, citant des sources au fait du dossier.

Les sources de Reuters ont dit ne pas être informées d'un feu vert chinois. L'une d'entre elles a dit que les nouveaux droits de douane que l'administration américaine se prépare à activer à l'encontre de la Chine dans le courant de la journée pourraient avoir des répercussions sur le processus d'autorisation par les autorités chinoises.

Qualcomm n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations, ni l'Administration publique de la réglementation des marchés (SAMR), dépendant du ministère chinois du Commerce et chargée de l'examen de la fusion. NXP n'a pas souhaité faire de commentaires.

Qualcomm a rencontré les régulateurs chinois le mois dernier mais des sources au fait du dossier avaient alors indiqué qu'un feu vert dépendrait de l'évolution des discussions bilatérales entre Pékin et Washington sur d'autres questions et de la levée par les Etats-Unis de l'interdiction faite aux entreprises américaines d'approvisionner ZTE.

Le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a annoncé il y a une semaine que le gouvernement américain avait finalement conclu un accord avec ZTE levant cette interdiction et permettant à ce dernier de reprendre le cours normal de ses activités.

(Nikhil Subba à Bangalore, Tangi Salaün, Marc Joanny et Claude Chendjou pour le service français, édité par Juliette Rouillon)


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