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Patrick Balkany à nouveau dans le collimateur de la justice

Patrick Balkany à nouveau dans le collimateur de la justice

PARIS (Reuters) - Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany, un ami de l'ex-président Nicolas Sarkozy, est de nouveau dans le collimateur de la justice, qui le soupçonne d'avoir utilisé des policiers municipaux pour son compte.

La police a récupéré il y a quelques jours dans sa mairie le planning et les contrats de travail des policiers municipaux, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre sur le fonctionnement de la police municipale et non pour détournements de fonds, comme cela a été dit initialement.

Le parquet a précisé que cette information avait été ouverte à la suite de dénonciations d'un syndicat de policiers municipaux, qui accuse notamment le maire d'utiliser des agents à des fins personnelles et pointe du doigt des problèmes de qualification et de harcèlement.

Selon i>TÉLÉ, un policier a servi de chauffeur à Patrick Balkany lors de vacances sur l'île de Saint-Martin, aux Antilles, et les enquêteurs cherchent à savoir si son séjour a été payé par le député-maire sur ses deniers ou avec l'argent de ses administrés. Ils auraient aussi découvert que l'élu avait payé ses billets d'avion en liquide.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, l'élu réplique qu'un policier municipal est, "en toute légalité et conformité administrative, détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité".

"Lors de ses vacances, je l'ai invité une fois, bien entendu sur mes deniers personnels, dans une maison louée à Saint-Martin", ajoute Patrick Balkany.

L'enquête préliminaire a été ouverte en mai 2012 par le parquet de Nanterre à la suite d'une lettre anonyme dénonçant des appels téléphoniques enregistrés à l'insu des agents, précise i>TÉLÉ sur son site internet.

Patrick Balkany a déjà été condamné à 15 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité pour une affaire comparable, l'utilisation d'employés municipaux entre 1985 et 1995 chez lui et dans sa résidence secondaire. Ce proche de Nicolas Sarkozy n'en a pas moins été réélu en 2001.

Le Point.fr affirme pour sa part avoir eu connaissance d'un rapport de police de juin 2001 évoquant des avoirs en Suisse. Une accusation à laquelle répond indirectement l'élu dans son communiqué.

"J'ai vendu à un investisseur suisse, en toute légalité, mes actions de l'entreprise familiale de prêt-à-porter à la fin des années 1980", écrit-il. "Le produit de la vente de ces actions a été intégralement transféré à l'époque au CCF de Levallois."

Nicolas Bertin, édité par Emmanuel Jarry


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