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Pas de sortie de crise à La Réunion, couvre-feu prolongé

Pas de sortie de crise à La Réunion, couvre-feu prolongé
Crédit photo © Reuters

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - Les premières discussions entre des représentants des "Gilets jaunes" réunionnais et les autorités, vendredi, n’ont permis aucune avancée dans la résolution du conflit qui paralyse l’île depuis le début de la semaine.

Le préfet du département français de l’océan Indien a prolongé de 48 heures, jusqu’à dimanche matin, l’interdiction de circulation entre 21h00 et 6h00. Aucun acte de violence urbaine n’a été signalé dans la nuit de jeudi à vendredi.

Un bref affrontement s’est produit vendredi après-midi entre manifestants et forces de l’ordre près du dépôt pétrolier du Port, qui a été débloqué la veille. Deux camions ont été incendiés sur la zone industrielle.

Deux représentants des "Gilets jaunes" ont été brièvement reçus par le préfet de La Réunion dans l’après-midi, à Saint-Denis. D’autres délégations avaient été accueillies dans les sous-préfectures de l’île en milieu de journée.

Les revendications que commence à formuler ce mouvement spontané, sont peu précises. Un document diffusé sur les réseaux sociaux vendredi par une "coordination des gilets jaunes responsables" listait ainsi "l'alignement du prix des produits de consommation sur ceux de la métropole, la baisse de la pression fiscale sur les carburants, le gaz, l’eau, l’électricité, les impôts locaux", ou encore "l’augmentation du SMIC, des retraites et des aides sociales".

Les déplacements ont de nouveau été fortement perturbés par une vingtaine de barrages routiers sur les axes principaux de l’île, qui vit au ralenti. Les établissements scolaires, la plupart des services publics et la grande majorité des commerces sont restés fermés préventivement. Quelques grandes surfaces, dont les rayons se vident rapidement, ont ouvert leurs portes pendant quelques heures seulement.

L’impact de cette quasi paralysie sur l’activité économique prend "des proportions alarmantes, le montant de perte de chiffre d’affaires par jour est de plus de 70 millions d’euros", estime le président de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion dans un courrier adressé vendredi au préfet de l’île pour demander des aides d’urgence.

A la veille du week-end et en l’absence d’avancées concrètes, l’évolution de la situation est incertaine.

Rassemblés vendredi après-midi devant la préfecture, des "Gilets jaunes" se disaient favorables à une poursuite du mouvement jusqu’à l’arrivée annoncée d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer. Cette dernière a indiqué qu’elle souhaitait rester à Paris lundi et mardi prochains pour défendre devant le Parlement les chapitres de la loi de Finances 2019 qui concernent l’Outre-mer.

(Bernard Grollier, édité par Yves Clarisse)


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