Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Pas de durcissement immédiat des mesures anti-coronavirus, dit Véran

Pas de durcissement immédiat des mesures anti-coronavirus, dit Véran
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a décidé mardi ne pas durcir dans l'immédiat les mesures de lutte contre le coronavirus en vigueur en France, mais décidera prochainement si le couvre-feu doit être avancé de deux heures dans les régions qui font l'objet d'une surveillance particulière, a annoncé le ministre de la Santé.

Il s'agit des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté, a précisé Olivier Véran, sur France 2, quelques heures après un conseil de défense.

"Ce que nous écartons, c'est l'idée du confinement, nous ne voulons pas confiner à ce stade, ni un confinement généralisé ni un confinement local", a-t-il dit.

"En revanche, nous allons proposer une extension du couvre-feu qui au lieu de démarrer à 20 heures démarrera à 18 heures dans l'ensemble des territoires dans lesquels cela s'avérera nécessaire", a-t-il ajouté, précisant que ces mesures prendront effet le 2 janvier.

L'intervention d'Olivier Véran coïncide avec la publication du dernier avis du Conseil scientifique qui juge qu'une "reprise incontrôlée" de l'épidémie de coronavirus en janvier ne peut être exclue.

"Si les mesures de santé publique restrictives prises depuis octobre 2020 (couvre-feu, confinement partiel...) ont eu pour effet de diminuer considérablement la circulation du virus SARSCoV-2, on ne constate plus d'amélioration de la situation épidémiologique depuis début décembre et on constate même une légère dégradation", constate le Conseil scientifique.

"Dans ce contexte, et alors que depuis le 15 décembre le dispositif de santé publique a été allégé avec un couvre-feu de 20h à 6h du matin, il est possible qu'un surcroît de contaminations intervienne en fin d'année, notamment à l'occasion des fêtes, propices à des rassemblements familiaux et amicaux", dit l'instance présidée par Jean-François Delfraissy.

Devant ce risque, le Conseil scientifique propose trois solutions : un "renforcement préventif" rapide, strict et possiblement de courte durée, des mesures pour limiter les contaminations pendant la deuxième semaine des congés de fin d'année dès le 28 décembre, une réponse différée et adaptée au surcroît de contaminations intervenues en fin d'année (limitation d'activités sociales ou économiques pouvant favoriser des contaminations) et une réponse plus tardive visant à limiter les effets d'une reprise de l'épidémie.

Les chiffres communiqués mardi par les autorités sanitaires françaises montrent par ailleurs une stabilité, quoiqu'à un niveau élevé, des hospitalisations et des admissions dans les services de réanimation.

Les nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures se sont quant à elles élevées à plus de 11.000, soit plus du double du seul de 5.000 qu'avait fixé le président de la République Emmanuel Macron pour engager la deuxième étape du déconfinement en France.

(version française Nicolas Delame)


click here for restriction
©2021 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !