Panetta (BCE) plaide pour une poursuite des achats de titres

Panetta (BCE) plaide pour une poursuite des achats de titres
Panetta (BCE) plaide pour une poursuite des achats de titres
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FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) doit continuer de favoriser des coûts de financement faibles face à l'évolution de la pandémie d'autant que l'inflation est loin d'être incontrôlable, a déclaré mercredi Fabio Panetta, l'un des membres du directoire de l'institution.

La BCE devrait réduire à partir du mois prochain les achats d'obligations entrepris dans le cadre du Programme d'achats d'urgence face à la pandémie (PEPP) mis en oeuvre en mars 2020 et doté d'une enveloppe globale de 1.850 milliards d'euros mais ses responsables n'ont pas encore pris de décision sur l'évolution de ses rachats après l'expiration du PEPP fin mars.

Pour Fabio Panetta, considéré comme le plus accommodant des six membres du directoire, la BCE doit continuer de soutenir le marché obligataire pour atteindre son objectif d'une inflation durablement à 2%.

"Premièrement, la flambée du nombre de nouveaux cas de COVID-19 et l'instauration de nouvelles restrictions sanitaires dans certains pays de la zone euro signifient que la pandémie n'est pas encore terminée.", a-t-il dit dans un discours à Sciences-Po Paris.

"Deuxièmement, une réduction brutale et inappropriée des achats d'actifs se traduirait par un durcissement de notre orientation monétaire."

Il a ajouté que l'accélération actuelle de la hausse des prix, qui a porté l'inflation en zone euro à 4,1% en rythme annuel en octobre, était due à la conjonction de "facteurs purement temporaires" et de "chocs d'offre mondiaux" de nature à freiner la croissance mondiale et non à conduire à une surchauffe.

"Nous devons prendre garde de ne pas exacerber le risque que les chocs d'offre ne se transforment en chocs de demande et menacent la reprise, en resserrant prématurément notre politique monétaire ou en tolérant sans réagir un durcissement indésirable des conditions de financement", a-t-il poursuivi.

Il a estimé qu'une accélération de la hausse des salaires ne serait pas préoccupante.

"À moyen terme, une augmentation des coûts unitaires de main-d'oeuvre compatible avec notre objectif d'inflation serait souhaitable,", a-t-il dit.

(Reportage Francesco Canepa, version française Marc Angrand, édité par Matthieu Protard)

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