Ouverture mitigée en vue à Wall Street, recul marqué en Europe

Ouverture mitigée en vue à Wall Street, recul marqué en Europe
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par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé jeudi alors que les Bourses européennes reculent après de nouvelles informations préoccupantes sur la propagation du variant Delta du coronavirus et des indicateurs économiques chinois mitigés.

Les rendements obligataires, eux, restent orientés à la baisse après les déclarations de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, sur le caractère temporaire de l'inflation et le besoin de maintenir un soutien à l'économie américaine.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,47% pour le Dow Jones et de 0,3% pour le Standard & Poor's 500 mais une progression de 0,14% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,8% à 6.505,92 points vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,61% et à Francfort, le Dax recule de 0,97%.

L'indice EuroStoxx 50 abandonne 0,86%, le FTSEurofirst 300 0,48% et le Stoxx 600 0,68%.

La multiplication des nouveaux cas de COVID-19 dans de nombreux pays et des nouvelles mesures visant à endiguer la propagation du variant Delta du coronavirus continuent de préoccuper les investisseurs en ravivant les craintes pour la reprise économique, ce qui se traduit entre autres par une baisse du prix du pétrole.

La salve d'indicateurs chinois publiée en début de journée a en outre confirmé la tendance au ralentissement: la croissance du produit intérieur brut (PIB) est revenue à 7,9% en rythme annuel au deuxième trimestre, un chiffre inférieur aux attentes, après 18,3% sur les trois premiers mois de l'année.

Les chiffres du seul mois de juin sont toutefois un peu plus encourageants avec entre autres une hausse de 12,1% des ventes au détail.

Dans ce contexte, les déclarations de Jerome Powell mercredi au Congrès soulignant que la reprise du marché du travail aux Etats-Unis est encore loin d'être achevée et que la poussée inflationniste en cours est temporaire assurent un soutien bienvenu aux marchés, notamment aux valeurs technologiques, les plus exposées à une éventuelle remontée des taux.

Les investisseurs surveilleront les indicateurs américains du jour, à commencer par les inscriptions hebdomadaires au chômage, en attendant la deuxième audition du patron de la Fed, au Sénat cette fois, à 13h30 GMT.

VALEURS EN EUROPE

Le secteur européen de l'énergie, en baisse de 3,08%, souffre à la fois de la baisse des cours du pétrole, qui pénalise les compagnies comme TotalEnergies (-1,89%) ou BP (-3,50%), et de l'avertissements sur résultats lancé par le spécialiste de l'éolien Siemens Gamesa (-13,93%), qui entraîne dans sa chute sa maison mère Siemens Energy (-11,60%) comme son concurrent Vestas (-5,02%).

En hausse, le spécialiste britannique de la cybersécurité Avast bondit de 15,07%, de loin la meilleure performance du Stoxx 600, après l'annonce de discussions avancées en vue d'une fusion avec l'américain NortonLifeLock.

TAUX Les propos de Jerome Powell continuent de favoriser le recul des rendements obligataires: celui des bons du Trésor américain à dix ans, qui a déjà perdu plus de six points de base mercredi, en cède encore plus de trois à 1,329%.

Celui du Bund allemand de même maturité baisse de plus de deux points à -0,335% et le rendement à dix ans français est brièvement repassé en territoire négatif pour la première fois depuis le 27 avril.

Le dix ans britannique fait exception puisqu'il a effacé ses pertes après les déclarations de Michael Saunders, l'un des membres du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, sur la possibilité d'un arrêt prématuré des achats d'obligations en raison de l'inflation.

CHANGES

Les propos de Michael Saunders font aussi monter la livre sterling, de 0,1% environ face au dollar et de 0,13% face à l'euro.

L'euro recule également face au billet vert à 1,1819, effaçant une partie des gains engrangés après les déclarations de Jerome Powell.

PÉTROLE

Le marché pétrolier amplifie son recul, les investisseurs anticipant désormais une augmentation de l'offre après les informations de Reuters sur un compromis entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les chiffres publiés mercredi sur les stocks aux Etats-Unis montrant une augmentation des réserves d'essence alimentent en outre les doutes sur la reprise de la demande.

Le Brent abandonne 1,58% à 73,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 1,89% à 71,75 dollars.

(Reportage Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)


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