Orange veut se doter d'un réseau fixe en Belgique grâce au rachat de Voo

Orange veut se doter d'un réseau fixe en Belgique grâce au rachat de Voo
Orange veut se doter d'un réseau fixe en Belgique grâce au rachat de Voo
Crédit photo © Reuters

par Mathieu Rosemain et Sudip Kar-Gupta

PARIS (Reuters) - Orange, premier opérateur de télécommunications français, s'est lancé mardi dans le secteur de la téléphonie fixe en Belgique, en prévoyant d'acquérir une participation majoritaire dans VOO sur la base d'une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Cette opération illustre la stratégie d'Orange consistant à proposer des "offres convergentes" en matière de haut débit et de téléphonie mobile à ses clients dans tous les pays européens où il est présent.

Elle alimente également le mouvement de consolidation du secteur qui connaît un nombre croissant de projets de fusions-acquisitions (M&A), dont celui du fonds américain KKR sur l'opérateur Telecom Italia.

Orange Belgium, filiale d'Orange, est propriétaire de son réseau mobile mais a conclu des contrats coûteux avec des rivaux afin d'offrir également des services haut débit à ses clients.

Le rachat prévu de 75% du capital moins une action de Voo donnerait à l'opérateur français le contrôle du réseau câble de la région belge de Wallonie et d'une partie de la région de Bruxelles.

Les discussions exclusives avec Nethys, la maison mère de Voo, sont un coup dur pour le rival belge d'Orange Belgique, l'opérateur Telenet, qui a reconnu ne pas avoir été retenu pour entamer des négociations.

"Une acquisition potentielle de Voo par Orange Belgium pourrait remodeler le paysage des télécoms belges, faisant de l'ancien opérateur exclusivement mobile un adversaire de taille pour les deux leaders du marché fixe et convergent", écrit KBC Securities dans une note à ses clients.

Cette acquisition potentielle fait suite à la prise de contrôle en 2020 par Orange de Telekom Romania Communications, deuxième plus grand opérateur fixe de Roumanie.

Orange Belgique a déclaré dans un communiqué qu'il financerait l'opération par un accroissement de sa dette, grâce au soutien de sa société mère française.

(Bertrand Boucey, Nicolas Delame, Sudip Kar-Gupta et Mathieu Rosemain; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

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