Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Nouvelles craintes de FO sur les conséquences du service minimum

Nouvelles craintes de FO sur les conséquences du service minimum

PARIS (Reuters) - La réforme du droit de grève dans le secteur des transports par la création d'un service minimum risque de déboucher sur une "forme de harcèlement" des salariés et une mise à l'écart des syndicats, estime le secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO).

"Il y a une forme de harcèlement qui sera possible sur les salariés si deux jours avant un conflit le salarié est obligé de dire par écrit s'il sera en grève ou pas", a estimé Jean-Claude Mailly, invité mardi sur France Info. "Ça signifie qu'il va subir des pressions de la part de ses chefs de service ou de l'employeur, et ça ce n'est pas très sain".

Il a en outre dit son désaccord sur "cette histoire de faire un référendum dans l'entreprise après huit jours de grève".

L'avant-projet de loi "sur le dialogue social et la continuité du service public de transport" prévoit l'obligation pour les salariés d'informer leur direction de leur intention de faire grève 48 heures à l'avance et un vote à bulletin secret sur la poursuite de la grève en cas de poursuite du conflit au-delà de huit jours.

"Il y a une vraie contradiction", a déclaré le numéro un de FO. "Je ne comprends pas que le gouvernement puisse dire : nous voulons des syndicats forts, responsables, etc. et les court-circuiter en faisant un référendum"

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait évoqué lundi sur RTL les dispositions "inutilement provocatrices" de l'avant-projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres.


click here for restriction
©2020 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !