Nouvelle mise en garde de Washington et l'UE à l'armée soudanaise

Nouvelle mise en garde de Washington et l'UE à l'armée soudanaise
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Crédit photo © Reuters

WASHINGTON (Reuters) - Deux jours après la démission d'Abdallah Hamdok, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège et l'Union européenne ont prévenu mardi l'armée soudanaise qu'ils ne soutiendraient aucun nouveau Premier ministre nommé sans concertation avec la société civile, alors que de nouvelles manifestations ont eu lieu contre les putschistes.

Les pays dits de la troïka et l'UE ont également conditionné le versement d'une aide économique au Soudan à des élections libres et équitables.

Abdalla Hamdok a démissionné dimanche après avoir constaté son échec à ramener le pays sur le chemin de la transition démocratique dans le cadre d'un accord conclu avec les militaires après le coup d'Etat d'octobre dernier, contesté dans la rue.

Les forces de sécurité soudanaises ont dispersé mardi au gaz lacrymogène de nouvelles manifestations à Khartoum, la capitale, et dans la ville jumelle d'Omdurman, organisées à l'appel d'un "comité de résistance" pour protester contre la mort de plusieurs protestataires jeudi et dimanche derniers.

Depuis le coup d'Etat du 25 octobre, 57 manifestants ont trouvé la mort, selon des sources médicales.

"Le peuple soudanais a parlé aussi fortement et clairement qu'il l'avait fait en 2019 [année du renversement du dictateur Omar el Béchir, NDLR]. Il rejette tout régime autoritaire et souhaite que la transition vers la démocratie se poursuive. Les dirigeants soudanais doivent maintenant montrer qu'ils entendent", peut-on lire dans un communiqué diffusé par la troïka et l'UE.

"Toute action unilatérale pour désigner un nouveau Premier ministre et un gouvernement affaiblirait la crédibilité de ces institutions et risquerait de plonger le pays dans un conflit."

Washington, Londres, Oslo et Bruxelles avertissent également qu'ils continueront de tenir les autorités militaires pour responsables de violations des droits de l'homme.

(Reportage Eric Beech à Washington, Eltayeb Siddig et Nafisa Eltahir à Khartoum; version française Jean-Stéphane Brosse)

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