Nicolas Hulot se retire de la vie publique après de nouvelles accusations d'agressions sexuelles

Nicolas Hulot se retire de la vie publique après de nouvelles accusations d'agressions sexuelles
Nicolas Hulot se retire de la vie publique après de nouvelles accusations d'agressions sexuelles
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Nicolas Hulot a annoncé mercredi son retrait définitif de la vie publique après avoir révélé qu'il était visé par de nouvelles accusations d'agression sexuelle et de viol, qu'il a démenties.

"Je quitte définitivement la vie publique, tout simplement parce que je suis écoeuré", a expliqué sur BFMTV l'ancien ministre de la Transition écologique d'Emmanuel Macron.

Il a précisé avoir décidé de quitter la présidence d'honneur de sa fondation pour la défense de l'environnement, afin de la protéger "des salissures".

Selon le journaliste de BFMTV qui assurait l'entretien, une enquête devant être diffusée prochainement dans l'émission Envoyé spécial sur France 2 relaie les témoignages de plusieurs femmes qui accusent l'ancien animateur de télévision d'agressions sexuelles et de viols.

"Je quitte mon engagement, je ne m'exprimerai plus, c'est trop lourd payer", a déclaré Nicolas Hulot, qui avait démissionné du gouvernement en août 2018, jugeant que la politique du gouvernement n'était pas assez ambitieuse au vu des enjeux climatiques et environnementaux.

Démentant fermement ces nouvelles accusations avant qu'elles ne soient rendues publiques, Nicolas Hulot a assuré qu'il avait la "conscience tranquille" et que son retrait n'était aucunement un signe de culpabilité, mais plutôt celui de son "écoeurement".

Quelle que soit l'issue d'une éventuelle procédure judiciaire liée à ces nouvelles accusations, "je suis déjà condamné, ma mort sociale est programmée, je suis frappé du sceau de l'infamie, ma famille est atteinte, ma fondation est condamnée aussi", a-t-il dit.

Le journal Ebdo - disparu après quelques numéros - avait publié en février 2018 un article controversé faisant état d'une plainte pour viol à l'encontre de Nicolas Hulot remontant à 2008, qui avait été classée sans suite la même année.

(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

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