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Natation: Paolo Penso voit Laure Manaudou sous les 4 minutes

Natation: Paolo Penso voit Laure Manaudou sous les 4 minutes

par Sophie Greuil

SAINT-RAPHAEL (Reuters) - L'Italien Paolo Penso, nouvel entraîneur de Laure Manaudou, pense que sa protégée descendra bientôt sous la barre mythique des quatre minutes sur 400 m nage libre.

Dans un entretien accordé mardi lors des championnats de France, le successeur de Philippe Lucas ne tarit pas d'éloges sur la Française.

Reuters : Après deux journées et demi de compétition aux championnats de France, Laure Manaudou, victorieuse sur 800 m et 50 m dos, troisième sur 200 m papillon, vous a-t-elle déçue ?

Paolo Penso : Non, elle ne cesse de m'étonner. Avant cette compétition, elle m'avait annoncé ses chronos. Pour l'instant, elle les tient mais je ne vous les donnerai pas. Sur le 50 m dos, si elle n'avait pas eu son petit problème au pied, elle battait le record de France. Laure est la plus forte du monde.

Reuters : La plus forte, avec un point faible, quand même ?

P.P. : Parfois, même si je la comprends de plus en plus, elle m'agace parce qu'elle ne prend jamais en considération l'idée d'être battue. D'un autre côté, cet état d'esprit en a fait certainement la championne extraordinaire qu'elle a réussi à devenir et qu'elle confirme de jour en jour malgré son récent changement de vie.

Reuters : La plus forte. Et, capable de...

P.P. : Incontestablement de passer sous les quatre minutes sur 400 m nage libre. Pour moi, elle est la première nageuse à en être capable dans l'année à venir.

Reuters : Où ?

P.P. : Aux Jeux Olympiques de Pékin, en août 2008. Ou avant.

Reuters : Confirmez-vous que, dans son ensemble, la Fédération Italienne n'a pas sauté de joie à son arrivée ?

P.P. : L'accueil a été un peu froid. Mais, au final, je fais ce que je veux. J'entraîne qui je veux.

Reuters : A l'occasion de ces championnats, avez-vous enfin discuté avec son ancien entraîneur, Philippe Lucas ?

P.P. : Polis, nous nous saluons juste. Il ne faut pas oublier qu'il en a fait la meilleure nageuse du monde. D'un autre côté, je considère toujours que le mérite en revient à l'athlète seul sur son plot et non pas à l'entraîneur. Les résultats de Laure sont vraiment le fruit de son travail et de son approche mentale. Je n'ai pas à tenir le premier rôle là-dedans.

Reuters : Votre force ?

P.P. : Je n'ai jamais vécu et je ne vis toujours pas à travers les résultats de mes nageurs. L'entraînement est mon travail. En dehors, j'ai ma vie. Je ne mélange pas les deux.

Reuters : Si vous parliez à Philippe Lucas, que pourriez-vous lui demander à propos des entraînements de Laure ?

P.P. : Rien de particulier puisque nous n'avons pas la même façon de l'entraîner. Donc, nous ne travaillons pas sur les mêmes valeurs. Sinon, je lui parlerais du "Calcio" ou du PSG. Et, quand nous serons plus vieux, quand nous pêcherons ensemble en Bretagne, alors, peut-être, nous parlerons de Laure.

Reuters : Qu'avez-vous en commun ?

P.P. : Rien ou, peut-être, un tatouage et notre passion pour le football.

Reuters : La presse est-elle la bienvenue à Turin pour voir Laure s'entraîner ?

P.P. : Vous venez quand vous voulez. Je suis très disponible. Et, le soir, je vous emmènerai manger dans le restaurant où Michel Platini avait ses habitudes.


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