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Moscovici insiste sur la nécessaire baisse du déficit structurel français

Moscovici insiste sur la nécessaire baisse du déficit structurel français
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La mise en oeuvre de réformes structurelles ne saurait dispenser la France de réduire ses déficits structurels (hors effet de la conjoncture) et la trajectoire de ses finances publiques doit être conforme à ses engagements européens, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici.

"Il est tout à fait important de continuer à réduire le déficit structurel, ne serait-ce que pour continuer à faire baisser la dette", a-t-il dit lors d'une réunion de presse.

Des réformes structurelles, si elles ont "un impact sur la perception du pays, sur son crédit, sur sa crédibilité (...) ne dispensent pas de la réduction des déficits structurels", a ajouté Pierre Moscovici.

Il a souligné que, après sa sortie de la procédure européenne pour déficit excessif, la France, qui a ramené en 2017 son déficit public sous 3% du PIB pour la première fois depuis dix ans, se devait de respecter les dispositions du bras préventif du pacte de stabilité, à savoir un effort structurel annuel de l'ordre de 0,5 à 0,6 point de PIB sur sa dépense publique.

En annonçant cette semaine une révision à la hausse de sa prévision pour le déficit public de la France pour 2019, à 2,8% du PIB, les ministères de l'Economie et des Comptes publics ont indiqué que l'effort structurel programmé l'an prochain serait limité à 0,3 point de PIB, après 0,1 en 2018.

Pour justifier ces niveaux nettement inférieurs aux exigences européennes, les ministères de Bercy ont fait valoir qu'il existait dans les règlements européens des "flexibilités liées aux réformes structurelles qui sont mises en oeuvre", comme c'est le cas en France.

Pierre Moscovici a indiqué que la Commission européenne avait commencé à discuter avec les autorités françaises du déficit public structurel et du projet de budget 2019 "avec les exigences qu'on connaît, rester sous 3% et remplir ses obligations en matière de réduction du déficit structurel".

"Je vois une claire conscience de ces enjeux chez nos interlocuteurs français", a-t-il dit.

(Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet)


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