Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Mobilisation syndicale contre le pacte de responsabilité

Mobilisation syndicale contre le pacte de responsabilité
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Quatre syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires) appellent à manifester mardi contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, à cinq jours des élections municipales.

Les organisations annoncent plus de 140 manifestations et rassemblements sur tout le territoire. Si quelques perturbations étaient prévues dans le transport aérien, aucune n'était annoncée à la SNCF et à la RATP.

Outre les salariés, les fonctionnaires sont invités à dénoncer "les conséquences désastreuses" pour le service public des 50 milliards d'euros d'économies prévues d'ici 2017.

Une telle mobilisation à une date si rapprochée d'un scrutin national est inédite.

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, reproche au gouvernement de faire le jeu du Medef, la principale organisation patronale, et l'appelle à changer de cap.

"Le président a renoncé au changement et tout le monde s'en rend compte", dit-il au Parisien, paru mardi. "Le renoncement renvoie au désespoir et risque de profiter au Front national".

Jean-Claude Mailly, le leader de FO, a reproché sur France 2 au gouvernement d'être dans une "logique libérale au sens économique du terme" et dans une "logique de dumping" en cherchant à réduire le coût du travail.

"LES DÉS SONT PIPÉS"

Selon lui, le pacte de responsabilité est un "pacte de complaisance" dont "on ne sait comment il sera financé" et qui ne prévoit "rien" en contrepartie des 30 milliards d'euros de baisses de charges concédées aux entreprises.

Thierry Lepaon n'hésite pas à parler de "pacte d'irresponsables", dénonçant un "deal personnel entre François Hollande et Pierre Gattaz", le président du Medef.

Trois des cinq syndicats participant aux négociations - CFE-CGC, CFTC, CFDT, ont signé le pacte de responsabilité, aux côtés du Medef, de la CGPME et de l'Union professionnelle artisanale du côté patronal.

Mais pour Thierry Lepaon, "les dés sont pipés" dans le dialogue social vanté par le gouvernement car "les ministres reçoivent en coulisses les organisations une par une", ce qui "favorise les petits arrangements".

Laurent Berger, le dirigeant de la CFDT, s'est défendu la semaine dernière de tout partenariat avec le gouvernement, dénonçant ceux qui "restent au bord de la route, qui commentent, et qui finalement n'apportent pas grand-chose".

"Nous n’avons pas la même vision du syndicalisme. Celui de la CFDT regarde la réalité en face sans faire de cadeau au patronat et en n’oubliant jamais que les entreprises, ce sont aussi les salariés", a-t-il dit aux Echos.

Le Parti de gauche et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont appelé à se mobiliser aux côtés des syndicats du "front du refus".

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)


click here for restriction
©2021 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !