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Menaces de mort contre des policiers après les heurts à Grenoble

Menaces de mort contre des policiers après les heurts à Grenoble

PARIS (Reuters) - Des mesures ont été prises pour protéger les familles des policiers de Grenoble menacés de mort après la fusillade dans le quartier de La Villeneuve, ainsi que pour retrouver les auteurs de ces menaces, déclare François Fillon.

Invité sur Europe 1, le Premier ministre a estimé que ces menaces montraient "le caractère très vain des polémiques sur les affaires de police de proximité".

Des menaces de mort ont été proférées à l'encontre de la brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble (Isère) à laquelle appartient la patrouille impliquée dans la mort d'un braqueur tué par la police le 16 juillet dernier.

Ce décès est à l'origine de plusieurs nuits d'émeutes dans le quartier de La Villeneuve.

Selon Lepoint.fr, plusieurs policiers feraient l'objet d'un "contrat" et la plupart des 45 hommes de la BAC de Grenoble ont obtenu d'être mis "au repos" et certains d'être mutés.

"Pour les remplacer, on a fait appel à d'autres BAC, notamment celles de Lyon et de Marseille", écrit le site de l'hebdomadaire, selon lequel les policiers auraient appris qu'un lance-roquettes circulerait dans la cité.

Nicolas Sarkozy doit se rendre vendredi à Grenoble, au lendemain de l'installation d'un nouveau préfet.

François Fillon a affirmé qu'il ne s'agissait pas de protéger les policiers eux-mêmes mais leurs familles.

"On est en face de gens extrêmement dangereux, extrêmement violents, et donc nous allons donc devoir répondre avec une extrême détermination", a-t-il dit.

"On met les familles qui sont menacées à l'abri mais on met en même temps beaucoup de moyens pour retrouver les auteurs de ces menaces", a-t-il ajouté.

Des syndicats de police ont souligné récemment que ce type de menaces était courant dans les banlieues sensibles, raison pour laquelle les organisations recommandent aux fonctionnaires de ne pas vivre à proximité de leur lieu de travail.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet


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©2017 Reuters

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